L'eau vive jaillie du sanctuaire
📖 Méditation du dimanche · Dédicace de la basilique du Latran · Ez 47, 1-2.8-9.12 ; Ap 22, 1
Élisabeth et Pascal Péron · Méditations ignatiennes CVX — 2025 · diffusé en nov. 2025
🎧 Écouter sur Radio Grand Ciel📖 Ce texte à la messe : Lundi 9 novembre 2026 · Dédicace de la Basilique du Latran
En bref : Vous êtes invités à contempler la vision d'Ézéchiel — une eau vive jaillie du sanctuaire qui, partout où elle passe, assainit et fait vivre. En vous laissant conduire le long de ce torrent, vous pourrez nommer devant Dieu ce qui, en vous, demeure sec ou flétri, et lui présenter votre soif.
Bonjour à tous. Pascal et Élisabeth sont heureux de vous accueillir, et merci de nous rejoindre.
Dimanche prochain, nous serons le 9 novembre. Il est parfois difficile d'entrer dans cette saison moins lumineuse, où notre espérance même peut être bousculée.
Alors, Seigneur, garde vivante en nous l'assurance que ton eau vive coule en abondance, en tout lieu et en tous.
Quelques instants de musique pour déposer en lui ce qui peut nous peser, pour nous poser tout simplement.
(Temps de silence.)
Le texte sur lequel nous allons méditer aujourd'hui est tiré du chapitre 47 du livre d'Ézéchiel.
Le texte : Ézéchiel 47
En ces jours-là, au cours d'une vision reçue du Seigneur, l'homme me fit revenir à l'entrée de la maison. Et voici : sous le seuil de la maison, de l'eau jaillissait vers l'orient, puisque la façade de la maison était du côté de l'orient. L'eau descendait de dessous le côté droit de la maison, au sud de l'autel.
L'homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l'extérieur, jusqu'à la porte qui fait face à l'orient ; et là encore, l'eau coulait du côté droit.
Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l'orient. Elle descend dans la vallée du Jourdain et se déverse dans la mer Morte dont elle assainit les eaux. En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu'elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d'arbres fruitiers pousseront. Leur feuillage ne se flétrira pas, et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois, ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. »
Se laisser déplacer
Dans cette vision reçue du Seigneur, Ézéchiel se laisse déplacer, concrètement et docilement. Il suit son guide tout autour de la maison, puis se laisse entraîner par lui. Il suit, tout au long de son parcours, cette eau qui porte et donne la vie.
Je peux l'accompagner dans ce déplacement, dans cette contemplation. À mon tour, je visualise, j'imagine.
Nommer mes mers mortes
La vie peut surgir en tout lieu où arrive le torrent. Cette promesse revient deux fois. Peut-être nous faut-il l'ancrer davantage encore dans cette certitude, pour oser nous pencher sur ce qui, en chacun de nous, demeure sec, flétri.
Est-ce que je peux nommer, devant le Seigneur, maintenant — est-ce que je peux nommer mes mers mortes ?
(Temps de silence.)
La promesse accomplie en Christ
La promesse entendue par Ézéchiel trouve son plein épanouissement en Christ. Comme nous le rappellera bien plus tard le premier verset du dernier chapitre de l'Apocalypse :
Puis l'ange me montra l'eau de la vie, un fleuve resplendissant comme du cristal, qui jaillit du trône de Dieu et de l'agneau.
Qu'en est-il de ma soif ? Il n'attend qu'elle pour la combler.
J'écoute une fois encore ce texte et, comme si je plongeais dans l'eau fraîche, je me laisse réjouir, conforter, vivifier.
Réécouter le texte
En ces jours-là, au cours d'une vision reçue du Seigneur, l'homme me fit revenir à l'entrée de la maison. Et voici : sous le seuil de la maison, de l'eau jaillissait vers l'orient, puisque la façade de la maison était du côté de l'orient. L'eau descendait de dessous le côté droit de la maison, au sud de l'autel.
L'homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l'extérieur, jusqu'à la porte qui fait face à l'orient ; et là encore, l'eau coulait du côté droit.
Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l'orient. Elle descend dans la vallée du Jourdain et se déverse dans la mer Morte dont elle assainit les eaux. En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu'elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d'arbres fruitiers pousseront. Leur feuillage ne se flétrira pas, et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois, ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. »
Le colloque
Maintenant, dans le secret du cœur à cœur, je peux me tourner en confiance vers ce Père qui m'aime et qui m'attend. Ce peut être le moment de lui rendre grâce, de le supplier ; le moment, peut-être aussi, de me taire, de l'écouter.
(Temps de silence.)
Pour finir notre temps, nous pouvons nous rassembler autour de la prière de toute l'Église.
Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal. Amen.
Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.