Le pharisien et le publicain
📖 Méditation du dimanche · 30e dimanche du temps ordinaire, année C · Lc 18, 9-14
Élisabeth et Pascal Péron · Méditations ignatiennes CVX — 2025 · diffusé en oct. 2025
🎧 Écouter sur Radio Grand Ciel📖 Ce texte à la messe : Lu récemment : Samedi 14 mars 2026 · samedi, 3ᵉ sem. Carême (paire)
En bref : Deux hommes montent au temple pour prier ; l'un se contemple lui-même, l'autre se tourne tout entier vers Dieu. Cette méditation vous invite à reconnaître en vous le vide que Dieu seul peut combler, et à goûter la joie d'être un homme pardonné. Vous prierez deux fois l'évangile, avant un cœur à cœur avec le Père.
Se préparer
Bonjour à tous et merci de nous rejoindre pour ce temps de prière et de méditation.
Dimanche prochain, 26 octobre, nous entendrons la première lecture nous rappeler que la prière du pauvre traverse les nuées, le psaume nous redire combien le Seigneur est proche du cœur brisé, et nous allons prier sur l'évangile qui va dans le même sens.
Alors, Seigneur, prépare nos cœurs, ouvre nos mains, donne-nous de nous tenir comme un pauvre, comme un petit devant toi.
Nous écoutons le chant « Regardez l'humilité de Dieu ».
Le texte : Luc 18, 9-14
En ce temps-là, à l'adresse de certains qui étaient convaincus d'être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici.
Deux hommes montèrent au temple pour prier. L'un était pharisien, et l'autre publicain, c'est-à-dire un collecteur d'impôts.
Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : « Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes — ils sont voleurs, injustes, adultères —, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne. »
Le publicain, lui, se tenait à distance et n'osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine en disant : « Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis. »
Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c'est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l'autre. Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé.
Méditer
Dans cet évangile, deux hommes. Et chacun de nous peut se retrouver dans l'un ou l'autre, selon ce que nous sommes, ce que nous vivons, ce que nous prions.
Le pharisien, debout, pose sur lui-même un regard satisfait et rend grâce. Le publicain, à distance, est tourné tout entier vers son Dieu.
La prière, la sainteté, c'est bien d'abord un vide que l'on découvre en soi et que Dieu seul peut combler. Alors donne-moi, donne-nous, Seigneur, de regarder paisiblement ce vide, cette absence, ce manque en chacun de nous, et de t'y inviter.
(Temps de silence.)
La parabole nous propose aussi une nouvelle approche de la justice. Dans leur commentaire de ce texte, les Dominicains de Toulouse écrivent, je cite : « Évangéliquement parlant, le juste, c'est l'homme pardonné. Il n'est ni dans la fierté ni dans la culpabilité. Il est seulement dans la joie d'être un homme, d'être aimé. » Je peux laisser ces mots résonner en moi.
(Temps de silence.)
L'évangile nous met également en garde contre la satisfaction de l'agir, de l'action. Elle peut devenir poison si elle me justifie, me donne des droits, me met à part, au-dessus de l'autre. Je peux vérifier ce qui conduit le plus souvent mes actions : est-ce pour ta gloire, Seigneur, ou pour la mienne ? Pour la gloire de Dieu, pour ton royaume, ou pour la satisfaction de mon égo ?
(Temps de silence.)
Une seconde fois le texte
Une seconde fois ce texte : avec ces deux hommes, moi aussi je monte au temple pour prier et revenir chez moi différent.
En ce temps-là, à l'adresse de certains qui étaient convaincus d'être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici.
Deux hommes montèrent au temple pour prier. L'un était pharisien, et l'autre publicain, c'est-à-dire un collecteur d'impôts.
Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : « Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes — ils sont voleurs, injustes, adultères —, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne. »
Le publicain, lui, se tenait à distance et n'osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine en disant : « Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis. »
Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c'est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l'autre. Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé.
Le cœur à cœur
Et maintenant, dans ce temps du cœur à cœur, à l'image du publicain, je me décentre et me tourne vers mon Père pour lui parler comme je parlerais à un ami, pour l'accueillir, pour l'écouter.
(Temps de silence.)
La prière finale
Finir ce temps par cette brève prière :
Seigneur, tu t'es fait doux et humble de cœur pour nous inviter à te ressembler. Que chaque jour soit un nouveau pas franchi vers toi.
Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, prends pitié de moi, pécheur.
Merci d'avoir partagé ce temps avec nous. Belle semaine et à bientôt.
Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.