CapBibliqueCapBiblique

Naaman le lépreux, chemin de conversion

📖 Méditation du dimanche · 28e dimanche du temps ordinaire, année C · 2 R 5, 14-17

Élisabeth et Pascal Péron · Méditations ignatiennes CVX — 2025 · diffusé en oct. 2025

🎧 Écouter sur Radio Grand Ciel

📖 Ce texte à la messe : Lu récemment : Lundi 9 mars 2026 · lundi, 3ᵉ sem. Carême (paire)

En bref : Vous êtes invités à méditer la guérison de Naaman le lépreux, première lecture du dimanche prochain. Trois mouvements se dessinent : la descente et l'obéissance, le retournement du cœur, puis le départ dans la paix. C'est un temps pour laisser le Seigneur guérir en vous ce qui lui résiste encore, avant de conclure par la prière de saint Ignace.

Bonjour à tous. Pascal et Élisabeth sont très heureux de vous retrouver pour ce temps de méditation. Dimanche prochain, 12 octobre, la première lecture nous invitera à contempler ce prodige de la parole de Dieu : elle seule peut faire d'un général puissant un homme soumis à la simple parole d'un prophète. Alors accompagnons-le sur ce chemin de conversion, qui peut être aussi le nôtre.

Pour entrer dans ce temps, nous écoutons le chant de la communauté de Kermoussa, « J'ai vu la source ».

Le texte : 2 Rois 5, 14-17

En ces jours-là, le général syrien Naaman, qui était lépreux, descendit jusqu'au Jourdain et s'y plongea sept fois, pour obéir à la parole d'Élisée, l'homme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable à celle d'un petit enfant : il était purifié.

Il retourna chez l'homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se présenta devant lui et déclara : « Désormais, je le sais : il n'y a pas d'autre Dieu, sur toute la terre, que celui d'Israël. Je t'en prie, accepte un présent de ton serviteur. »

Mais Élisée répondit : « Par la vie du Seigneur que je sers, je n'accepterai rien. » Naaman le pressa d'accepter, mais il refusa.

Naaman dit alors : « Puisque c'est ainsi, permets que ton serviteur emporte de la terre de ce pays autant que deux mulets peuvent en transporter, car je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice à d'autres dieux qu'au Seigneur Dieu d'Israël. »

Les trois mouvements

Il y a trois mouvements successifs, très distincts, dans ce texte. Arrêtons-nous d'abord sur le premier. C'est celui d'une descente, d'une plongée au plus profond : dans la maladie d'abord, puis dans l'obéissance — lui, le général, celui qui donne des ordres — et enfin dans le fleuve. Et cela sept fois. Ai-je déjà fait l'expérience d'un tel acte d'obéissance à une parole, une parole humaine, une parole du Seigneur, pour plonger et remonter ?

Puis vient le temps du retour, du retournement, de la conversion. Naaman est tout autre : purifié de corps, certes, mais de cœur aussi. Et notre conversion à nous est toujours à poursuivre. Puis-je nommer ce que le Seigneur a peut-être récemment éclairé, guéri en moi ?

Arrive le temps du départ. Naaman va emporter chez lui de la terre de ce pays. Il veut garder vivante la promesse de Dieu, sa bénédiction. Et il entendra, un peu plus loin dans le dialogue, Élisée lui dire : « Va en paix. » Et moi ? Sur quoi se fonde ma propre paix, ma marche ?

(Temps de silence.)

Réécouter le texte

Écoutons une seconde fois ce texte, vraie catéchèse baptismale.

En ces jours-là, le général syrien Naaman, qui était lépreux, descendit jusqu'au Jourdain et s'y plongea sept fois, pour obéir à la parole d'Élisée, l'homme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable à celle d'un petit enfant : il était purifié.

Il retourna chez l'homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se présenta devant lui et déclara : « Désormais, je le sais : il n'y a pas d'autre Dieu, sur toute la terre, que celui d'Israël. Je t'en prie, accepte un présent de ton serviteur. »

Mais Élisée répondit : « Par la vie du Seigneur que je sers, je n'accepterai rien. » Naaman le pressa d'accepter, mais il refusa.

Naaman dit alors : « Puisque c'est ainsi, permets que ton serviteur emporte de la terre de ce pays autant que deux mulets peuvent en transporter, car je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice à d'autres dieux qu'au Seigneur Dieu d'Israël. »

Le colloque

Mon Dieu sait bien ce qui reste lépreux, insoumis, endormi, tiède, inquiet en moi. Tel que je suis, il m'aime. Alors je me tourne vers lui, vers mon Père, pour lui parler dans le secret du cœur à cœur.

(Temps de silence.)

Prière de saint Ignace

Et pour finir ce temps, nous pouvons écouter la prière de saint Ignace de Loyola.

Prends, Seigneur, et reçois toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté, tout ce que j'ai et tout ce que je possède. C'est toi qui m'as tout donné ; à toi, Seigneur, je le rends. Tout est à toi, dispose-en selon ton entière volonté. Donne-moi seulement de t'aimer et donne-moi ta grâce : elle seule me suffit.

Merci d'avoir prié avec nous. Au revoir, et à bientôt.

Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.