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Venez vous abreuver à la source cachée

👁 Contemplation · Mc 1, 9-15

Sœur Michèle Marchant · Thèmes spirituels (#7 à #10) · diffusé en mars 2022

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En bref : Sœur Michèle Marchant vous guide dans une prière contemplative pour ce temps de carême. À partir de l'évangile de Jésus au désert, elle vous invite à préparer votre prière, à contempler le Fils bien-aimé, puis à laisser monter votre propre prière. Un pas à pas à la manière de saint Ignace.

Venez vous abreuver à la source cachée. Venez vous reposer sur le cœur du Bien-Aimé. Dans le cœur transpercé de Jésus sont unis le royaume des cieux et la terre d'ici-bas. La source de la vie, pour nous, se trouve là. Il nous attire à lui par sa force secrète, et dans le sein du Père, il nous abrite en lui. Il nous saisit dans le flot du Saint-Esprit de Dieu.

Bonjour à tous. Sœur Michèle Marchant vous rejoint aujourd'hui avec ces paroles qui nous viennent de sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix, c'est-à-dire Edith Stein. En ce carême, venons nous abreuver à la source. Le Christ nous attire à lui, nous abrite en lui. Je vous invite à poursuivre notre œuvre.

Pour notre retraite et pour notre prière d'aujourd'hui, nous prendrons le début de l'évangile de Marc, donc chapitre 1, versets 9 à 15. Saint Marc y résume en quelques phrases ce qui habite Jésus, son choix fondamental. Jésus a triomphé une fois pour toutes de l'épreuve du désert. Il participe à un monde renouvelé où toutes les créatures ont trouvé leur vraie place. Il peut alors proclamer la bonne nouvelle du salut qu'il vient ouvrir. Voici cette parole de Dieu.

Le texte : Marc 1, 9-15

En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. Et aussitôt, en remontant de l'eau, il vit les cieux se déchirer et l'Esprit descendre sur lui comme une colombe. Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

Aussitôt, l'Esprit pousse Jésus au désert et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient.

Il disait : « Les temps sont accomplis, le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l'Évangile. »

Se préparer

D'abord, je prépare ma prière comme toute rencontre amicale. Je choisis un lieu, je choisis la durée. Je salue le Seigneur qui est là : je peux faire un signe de croix ou une salutation qui me convient. J'imagine Jésus dans le désert, lieu aride, loin de toute civilisation.

Puis je demande à Dieu la grâce que je désire pour vivre ce temps-là avec lui. Par exemple, me rendre disponible à cette parole qui m'est proposée. Croire qu'il veut me donner son Esprit, tout partager avec moi.

Entrer dans la scène

Jésus vient d'être baptisé par Jean-Baptiste. Me rappeler ce que vient de vivre Jésus sur les bords du Jourdain, son baptême par Jean, ce geste symbolique de sa solidarité avec tout homme touché par le mal. Me rappeler aussi son identité de Fils de Dieu qui lui est révélée : « Tu es mon Fils bien-aimé, en toi je trouve ma joie. » Le contempler, lui, en train de recevoir cette révélation. Entendre aussi ces mots pour moi.

Aussitôt, l'Esprit pousse Jésus au désert. Voir Jésus rentrer en lui-même, fort de cette conviction d'être fils bien-aimé du Père. Là, le fils bien-aimé du Père est au milieu des bêtes sauvages et des anges, là où cohabitent menaces de mort et promesses de vie. Lui, il est en harmonie avec Dieu et toute la création. Je peux parcourir avec le Seigneur des événements qui ont éprouvé ma confiance en lui durant mes temps de désert.

Puis l'Évangile poursuit : « Croyez à l'Évangile », la bonne nouvelle. Ce sont les paroles de Jésus, je les entends pour moi. C'est la promesse de Dieu, et Dieu l'accomplit. Dieu s'est approché, il vient. Et Jésus vient annoncer la bienveillance de Dieu. Sentir en Jésus la conviction qui fonde ses paroles, l'expérience en lui que les forces de vie sont plus fortes que les forces de mort. Me réjouir de l'annonce de cette victoire de Dieu sur tout ce qui menace la vie, ma vie.

Le colloque

Pour finir ma prière, je laisse dilater en moi ce que la voix de l'Esprit m'a soufflé. Je me tourne vers le Seigneur avec ce qu'il fait naître en moi : un désir, une demande, un appel, un émerveillement peut-être. Puis je termine avec un Notre Père ou une autre prière de l'Église qui me met en communion avec tous les croyants. Et si je veux, je peux prolonger ma prière avec un autre texte, le psaume 24 par exemple.

Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.