Espère Israël
👁 Contemplation · Jon 3, 1-10 ; Ps 130 (131)
Sœur Michèle Marchant · Thèmes spirituels (#7 à #10) · diffusé en avr. 2022
🎧 Écouter sur Radio Grand Ciel📖 Ce texte à la messe : Lu récemment : Mercredi 25 février 2026 · mercredi, 1ᵉʳ sem. Carême (paire)
En bref : Sœur Michèle Marchant vous guide dans une prière de type contemplatif à partir du livre de Jonas et de la conversion de Ninive. Vous regardez tour à tour Jonas, les habitants de la ville, leur roi, puis le pardon de Dieu. Vous êtes invités à demander la grâce d'une conversion en paroles et en actes.
Bonjour à vous tous, auditeurs de Radio Grand Ciel. Sœur Michèle Marchant, du Prieuré Saint-Thomas à Épernon, vous rejoint aujourd'hui avec ce chant de l'Emmanuel, une reprise du psaume 130 — ou 131 de nos Bibles.
Israël, espère dans le Seigneur, maintenant et à jamais. Je n'ai pas, Seigneur, un cœur hautain, et devant toi mon regard se fait humble. Je n'ai pas pris des voies de grandeur, mon âme est en moi comme un enfant, comme un enfant dans les bras de sa mère. Je tiens mon âme en paix, en repos.
Nous poursuivons notre retraite. En ce carême, venons redire au Seigneur notre confiance totale : c'est lui qui nous donne le salut et le repos, comme un enfant contre sa mère.
Le livre de Jonas
Pour notre prière d'aujourd'hui, nous prendrons le livre de Jonas. C'est un conte biblique en trois parties. D'abord, Dieu envoie Jonas en mission ; Jonas refuse, puis, du ventre du poisson, se repent. Dans la deuxième partie, les habitants de Ninive se convertissent. Et finalement, Jonas se met en colère devant la miséricorde que Dieu fait aux Ninivites : c'est la leçon qui en découle pour lui.
C'était la première lecture du mercredi de la première semaine de carême, qui nous présentait la conversion des Ninivites, au chapitre 3 du livre de Jonas. Voici le texte.
Le texte : Jonas 3, 1-10
La parole du Seigneur fut adressée de nouveau à Jonas : « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle. »
Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser. Jonas la parcourut une journée à peine, en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite. »
Et aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, se vêtirent de toile à sac.
La chose arriva jusqu'au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d'une toile à sac et s'assit sur la cendre. Puis il fit crier dans Ninive ce décret du roi et de ses grands : « Hommes et bêtes, gros et petit bétail, ne goûteront à rien, ne mangeront pas et ne boiront pas. Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac. On criera vers Dieu de toute sa force. Chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence. Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas, s'il ne reviendra pas de l'ardeur de sa colère. Et alors nous ne périrons pas. »
En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.
Se préparer
Dans mon coin prière, ou dans les transports — parce que c'est là que j'écoute Radio Grand Ciel —, je me tourne vers le Seigneur avec confiance.
J'expose mon cœur à son regard miséricordieux. Je prends plusieurs respirations profondes pour m'apaiser. Je peux demander la grâce de la conversion, en paroles et en actes.
Entrer dans la scène
D'abord, je regarde Jonas dans ce conte biblique qui m'est offert. Dieu l'envoie à Ninive pour convertir les habitants, mais lui prend la direction inverse : il s'enfuit. Après ce premier refus, enfermé dans le ventre du grand poisson, il consent à cette mission difficile. Je l'imagine en train de parcourir la ville à grandes enjambées, criant son message à qui veut l'entendre. Il n'économise pas son énergie. Qu'y a-t-il au cœur de cet homme ?
Je regarde aussi les Ninivites qui, aussitôt, croient en Dieu et modifient visiblement leur comportement. Je regarde les uns et les autres, et ensuite ma propre attitude quand je suis invité à me convertir. Je suis sceptique, ouvert ? J'oublie vite ?
J'observe le roi qui se laisse toucher par la démarche de son peuple. Lui va encore plus loin dans les manifestations visibles de sa conversion. Je les regarde tous. Je peux entrer dans les sentiments du roi.
Je considère le pardon de Dieu pour ces hommes et ces femmes qui se sont détournés de leur conduite mauvaise et se sont tournés vers lui. Je me laisse toucher.
Le colloque
À la fin de ma prière, je parle librement au Seigneur de ce qui m'a touché, interrogé. Je peux lui exprimer mon désir de me convertir, ou ce qui monte en moi.
Si je veux, je peux prolonger ma prière avec un autre texte, pour un autre temps de prière par exemple. Je peux prendre le psaume 50 :
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour.
Toi seul, Seigneur, mon secours, en toi seul, mon bonheur. Le secours me vient de Dieu, de Dieu seul.
Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.