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Tout est grâce

👁 Contemplation · Ep 2, 4-10 ; Ps 29 (30), 2-13

Sœur Michèle Marchant · Thèmes spirituels (#7 à #10) · diffusé en avr. 2022

🎧 Écouter sur Radio Grand Ciel

📖 Ce texte à la messe : Lundi 19 octobre 2026 · lundi, 29ᵉ sem. ordinaire (paire)

En bref : Sœur Michèle vous guide dans une prière à partir de la lettre aux Éphésiens. Vous êtes invités à goûter, mot à mot, l'amour gratuit de Dieu, à vous laisser toucher par une phrase, puis à rendre grâce. La prière s'achève par un colloque avec le Christ ressuscité.

Bonjour à tous. Me voici de nouveau avec vous, Sœur Michèle, du Prieuré Saint-Thomas à Épernon. Écoutons d'abord un chant qui nous mettra dans la prière de Pâques.

Tout est grâce. Ces trois mots résument la doctrine de saint Paul sur le salut : le salut est absolument gratuit. Tout est grâce. En Christ, ce qui était mort est vivant ; ce qui était divisé et aliéné se trouve réconcilié. Le salut par la grâce atteint chacun, chacune, au plus profond de nos tiraillements, et réunit en Christ tous les hommes : il n'y a plus de barrière entre Israël et les nations païennes. Voici ce que dit Paul aux Éphésiens.

Le texte : Éphésiens 2, 4-10

Frères, Dieu est riche en miséricorde. À cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ. C'est bien par grâce que vous êtes sauvés. Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus. Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs, la richesse surabondante de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus. C'est bien par la grâce que vous êtes sauvés, et par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Cela ne vient pas des actes, personne ne peut en tirer orgueil. C'est Dieu qui nous a faits, il nous a créés dans le Christ Jésus, en vue de la réalisation d'œuvres bonnes qu'il a préparées d'avance pour que nous les pratiquions.

Se mettre en présence

Au début de ce temps de prière, je me mets en présence du Seigneur avec tout ce que je suis, mes joies et mes peines, mon enthousiasme et ma pesanteur. La fin du carême est l'entrée en résurrection avec le Christ. Je lui demande d'avoir le cœur dilaté pour accueillir sa grâce.

Et je repense doucement au texte pour écouter ce qu'il dit ; ou bien, chez moi, je le relis, en Éphésiens 2, 4 à 10.

Goûter les mots de la grâce

Je repère tous les mots qui me parlent de l'amour de Dieu pour moi : miséricorde, grand amour, aimer, donner la vie, sauver, ressusciter, bonté, don de Dieu, grâce — ce mot revient souvent. Je goûte tous ces mots.

En Christ, avec le Christ, dans le Christ : je laisse résonner en moi les différentes phrases où ces expressions sont reprises. Je contemple le Christ Jésus qui me montre le chemin vers le Père, sur lequel il me précède.

Se laisser toucher par une phrase

Et puis je me laisse toucher par l'une ou l'autre phrase.

« C'est bien par grâce que vous êtes sauvés. » En ce monde où rien n'est gratuit, le salut serait donné ? Oui, simplement parce que l'amour de Dieu pour sa créature est gratuit et sans limite. Je répète cette phrase : « C'est bien par grâce que vous êtes sauvés. » Tout doucement, je me laisse gagner par cet amour, irradier par cette grâce.

Ou bien une autre phrase : « Cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. » C'est bien par la volonté de Dieu et son amour sans mesure que nous sommes appelés à vivre de sa vie. Dieu agit le premier. Cela interroge ma foi : et si avoir la foi, c'était, dans ma liberté, savoir accueillir le don de Dieu ?

Et puis je rends grâce. Oui, je rends grâce, peut-être avec cette phrase : « Dieu nous a créés dans le Christ Jésus en vue de la réalisation d'œuvres bonnes qu'il a préparées d'avance pour que nous les pratiquions. » C'est Dieu lui-même qui nous prépare la route. Aujourd'hui, ceci nous est révélé : Jésus nous précède. Je laisse monter en moi ma louange pour un Dieu si bon. Encore une fois, je peux rendre grâce.

Le colloque

Pour terminer ma prière, je m'adresse à Jésus et je lui parle de ce qui, pendant ce temps de prière, m'a nourri, m'a touché, était difficile peut-être, ou m'a fait grandir. Je lui confie mon désir — ou ma difficulté — de me mettre à sa suite, dans la joie de sa résurrection, plus profonde en moi, plus forte en moi que tout.

Prolonger la prière

Chez moi, je peux poursuivre ma prière avec un autre texte, par exemple le psaume 29 :

Je t'exalte, Seigneur : tu m'as relevé. Quand j'ai crié vers toi, Seigneur mon Dieu, tu m'as guéri. Tu as changé mon deuil en une danse. Que sans fin, Seigneur mon Dieu, je te rende grâce.

Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.