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Jour 217 ☾ — Lumière, justice et mission !

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Résumé : Après la parenthèse d'Ézéchiel, le frère Paul-Adrien revient à Isaïe et nous conduit au sommet de la troisième partie du livre. Deux grands poèmes sur Jérusalem (chapitres 60 et 62) encadrent l'oracle du chapitre 61, « L'esprit du Seigneur est sur moi… », consacré aux pauvres et à la justice sociale. Le commentaire souligne que la figure individuelle de ce chapitre central reste volontairement indéterminée — prophétique, royale et sacerdotale à la fois — et que cette indétermination laisse une place au disciple de Jésus, appelé à revêtir ces habits. L'épisode se termine par une prière d'envoi : « Seigneur, je suis prêt, envoie-moi. »

Introduction

On met Ézéchiel de côté un instant, d'accord ? On retourne à Isaïe. On est arrivé au cœur de notre troisième partie. Allez, ça vous mettra un peu de baume au cœur.

Vous savez comment est-ce que, dans les commentaires de la Bible en un an, j'essaie d'attirer votre attention sur les structures générales pour essayer de suivre le mouvement d'ensemble ? Parce que c'est tout le but de ce podcast, la Bible en un an : le but, en enchaînant les chapitres, c'est d'avoir une vue globale sur la Bible. Les commentaires sont là pour souligner précisément les progressions d'ensemble. On ne peut pas s'arrêter sur tous les versets en particulier, même si, quand ils sont extrêmement importants, je leur fais droit. Mais ça, bon, ça vous explique mes découpages. Je m'aperçois en disant ça que j'essaye de me justifier du coup pendable que je vous ai fait avec Ézéchiel. Franchement, je n'ai pas eu le choix.

Alors maintenant, on retourne à Isaïe. Donc, dans Isaïe, je vous ai dit qu'il y avait trois parties. On est dans la dernière partie, qui concerne plutôt la restauration future, comme une sorte de projection dans le futur, comme si on y était déjà : on est en train de reconstruire le temple enfin promis. Et voilà que dans cette troisième partie, moi qui vous parle de la progression dans le texte, on arrive au cœur.

Et le cœur de cette troisième partie, qui est un des sommets de tout le livre d'Isaïe — parce que si jamais vous allez à la messe, ces chapitres-là, vous les avez chantés des centaines de fois. Quand on vous dit « Jérusalem, Jérusalem, Jérusalem, quitte ta robe de tristesse », ils sont dans ces chapitres. Vous aurez, chapitre 60, un poème sur Jérusalem ; chapitre 62, un poème final sur Jérusalem. Et au milieu, entre ces deux poèmes, vous aurez un oracle concernant les pauvres. Quand vous entendrez « L'esprit du Seigneur Dieu est sur moi, parce que le Seigneur Dieu m'a consacré par l'onction », vous savez que vous rentrez dans le cœur de cette troisième partie, avec cet oracle sur la justice sociale.

Au programme : la louange, l'enthousiasme, l'épouse et l'époux, le culte rénové, les trésors, les richesses, la ville humiliée, relevée. Bref. Enjoy. Isaïe, chapitre 60, 61, 62.

Lecture : Isaïe 60-62

Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi. Regarde : l'obscurité recouvre la terre, les ténèbres couvrent les peuples ; mais sur toi se lève le Seigneur, et sa gloire brille sur toi. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois vers la clarté de ton aurore.

Lève les yeux alentour et regarde : tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi. Tes fils reviennent de loin, et tes filles, portées sur la hanche.

Alors tu verras, tu seras radieuse. Ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d'au-delà des mers afflueront vers toi, vers toi viendront les richesses des nations.

En grand nombre, des chameaux t'envahiront, de jeunes chameaux de Madiane et d'Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l'or et l'encens. Ils annonceront les exploits du Seigneur.

Tous les troupeaux de Kédar s'assembleront chez toi, avec les béliers de Nebayoth pour ton service. Sur mon autel, ils seront présentés en sacrifice agréable, et je donnerai son éclat à la maison de ma splendeur.

Qui sont ceux-là qui volent comme un nuage, comme des colombes vers leurs colombiers ? Oui, les îles mettent leur espoir en moi. Les vaisseaux de Tarsis viennent en tête pour ramener tes fils du lointain, portant leur argent et leur or, en hommage au nom du Seigneur ton Dieu, en hommage au Saint d'Israël, car il t'a donné sa splendeur.

Des étrangers rebâtiront tes remparts, et leurs rois seront à ton service. Oui, dans ma colère, je t'avais frappée, mais dans ma bienveillance, je t'ai fait miséricorde.

On tiendra toujours tes portes ouvertes, elles ne seront jamais fermées, ni de jour ni de nuit, pour qu'on apporte chez toi les richesses des nations, et les rois avec leur suite, car nation ou royaume qui ne te servirait pas périra. Ces nations-là seront entièrement dévastées.

La gloire du Liban viendra chez toi, cyprès, orme et mélèze ensemble, pour faire resplendir le lieu de mon sanctuaire ; et ce lieu où je pose mes pieds, je le glorifierai.

Les fils de ceux qui t'humiliaient viendront se courber devant toi. Tous ceux qui te méprisaient se prosterneront à tes pieds. Ils t'appelleront « Ville du Seigneur », « Sion du Saint d'Israël ».

Alors que tu étais délaissée, haïe, sans personne qui passe, je ferai de toi la fierté des siècles, une joie de génération en génération. Tu suceras le lait des nations et tu te gorgeras de la richesse des rois. Tu sauras que moi, le Seigneur, je suis ton sauveur, ton rédempteur.

Au lieu de bronze, je ferai venir de l'or. Au lieu de fer, je ferai venir de l'argent. Au lieu de bois, du bronze. Au lieu de pierre, du fer. Je te donnerai comme surveillant la paix, comme gouvernant la justice. On n'entendra plus parler de violence dans ton pays, ni de ravages ni de ruines dans tes frontières. Tu appelleras tes remparts « Salut », et tes portes « Louange ».

Tu n'auras plus le soleil comme lumière, le jour, et la clarté de la lune ne t'illuminera plus : le Seigneur sera pour toi lumière éternelle, ton Dieu sera ta splendeur. Ton soleil ne se couchera plus et la lune, pour toi, ne disparaîtra plus, car le Seigneur sera pour toi lumière éternelle, et les jours de ton deuil seront accomplis.

Ton peuple ne comptera que des justes, ils posséderont le pays pour toujours. Ils sont le rejeton que j'ai planté, ouvrage de mes mains qui manifeste ma splendeur. Le plus petit deviendra un millier, le plus chétif, une nation puissante. Moi, le Seigneur, je hâterai cela au temps voulu.

L'esprit du Seigneur est sur moi, parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux pauvres, guérir ceux qui ont le cœur brisé, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération, proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur et un jour de vengeance pour notre Dieu, consoler tous ceux qui sont en deuil, ceux qui sont en deuil dans Sion, mettre le diadème sur leur tête au lieu de la cendre, l'huile de joie au lieu du deuil, un habit de fête au lieu d'un esprit abattu. Ils seront appelés « térébinthes de justice », plantation du Seigneur qui manifeste sa splendeur.

Ils rebâtiront les ruines antiques, ils relèveront les demeures dévastées des ancêtres, ils restaureront les villes en ruines, dévastées depuis des générations. Des gens venus d'ailleurs se présenteront pour paître vos troupeaux, des étrangers seront vos laboureurs et vos vignerons.

Vous, vous serez appelés « prêtres du Seigneur ». On vous dira : « Servants de notre Dieu ». Vous vivrez de la ressource des nations, et leur gloire sera votre parure. Au lieu de votre honte, double part. Au lieu de vos opprobres, cris de joie. Ils recevront dans leur pays double héritage, ils auront l'allégresse éternelle.

Parce que moi, le Seigneur, j'aime le bon droit, parce que je hais le vol et l'injustice, je leur donnerai fidèlement leur salaire et je conclurai avec eux une alliance éternelle. Leur descendance sera connue parmi les nations, et leur postérité au milieu des peuples. Qui les verra les reconnaîtra : ils sont la descendance bénie du Seigneur.

Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu, car il m'a vêtu des vêtements du salut, il m'a couvert du manteau de la justice, comme le jeune marié orné du diadème, comme la jeune mariée parée de ses joyaux. Comme la terre fait éclore son germe et le jardin germer ses semences, le Seigneur fera germer la justice et la louange devant toutes les nations.

Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas. Pour Jérusalem, je n'aurai de cesse que sa justice ne paraisse dans la clarté, et son salut comme une torche qui brûle. Et les nations verront ta justice, tous les rois verront ta gloire. On te nommera d'un nom nouveau que la bouche du Seigneur dictera. Tu seras une couronne brillante dans la main du Seigneur, un diadème royal entre les doigts de ton Dieu.

On ne te dira plus « Délaissée » ; à ton pays, nul ne dira « Désolation ». Toi, tu seras appelée « Ma préférence », et cette terre se nommera « L'Épousée », car le Seigneur t'a préférée, et cette terre deviendra l'Épousée. Comme un jeune homme épouse une vierge, ton bâtisseur t'épousera. Comme la jeune mariée fait la joie de son mari, tu seras la joie de ton Dieu.

Sur tes remparts, Jérusalem, j'ai placé des veilleurs. Ni de jour ni de nuit, jamais ils ne doivent se taire. Vous qui tenez en éveil la mémoire du Seigneur, ne prenez aucun repos. Ne lui laissez aucun repos qu'il n'ait rendu Jérusalem inébranlable, qu'il ne l'ait faite louange pour la terre.

Le Seigneur l'a juré par sa droite, par son bras puissant : « Jamais plus je ne laisserai tes ennemis manger ton blé. Jamais plus les étrangers ne boiront ton vin nouveau, fruit de ton labeur. Ce sont les moissonneurs qui mangeront le blé, ils loueront le Seigneur. Ce sont les vendangeurs qui boiront le vin, dans les cours de mon sanctuaire. »

Passez, passez les portes, préparez le chemin du peuple. Frayez, frayez la route, ôtez-en les pierres, pour le peuple dressez un étendard. Voici que le Seigneur se fait entendre jusqu'aux extrémités de la terre : « Dites à la fille de Sion : Voici ton sauveur qui vient, avec lui le fruit de son travail, et devant lui son ouvrage. » Eux seront appelés « Peuple saint », « Rachetés par le Seigneur ». Et toi, on t'appellera « La Désirée », « La ville qui n'est plus délaissée ».

Commentaire

On n'arrêtait pas de vous parler de la restauration d'Israël. Eh bien, vous l'avez eue.

Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi.

On vous a parlé des trésors des mers qui affluent vers elle. On vous a parlé de sa beauté. On vous a parlé de cette épouse qui retrouve son Seigneur. On vous a tout dit d'elle, dans la lumière et dans la gloire.

Au milieu de tout ça, vous aviez le chapitre 61, qui est vraiment le cœur.

L'esprit du Seigneur est sur moi, parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction.

Et à nouveau, on voit une figure individuelle qui se détache. On ne sait pas très bien qui est cette figure individuelle qui se détache au beau milieu de la restauration d'Israël. Est-ce qu'il s'agit du prophète Isaïe, ou d'un autre prophète ? Est-ce qu'il s'agit de notre serviteur souffrant, dont il avait été fait mention dans les chapitres précédents ? On ne sait pas exactement. C'est comme s'il y avait à la fois des dimensions prophétiques, des dimensions royales et aussi des dimensions sacerdotales. C'est tout ça en même temps.

On ne sait pas très bien d'où vient cette figure. Ce qui fait qu'il y a de la place pour vous dans cette figure. C'est l'idéal évangélique. Et vous qui êtes disciple de Jésus, c'est à vous de rentrer dans ces habits-là.

Il m'a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles.

La bonne nouvelle, c'est l'Évangile.

Il m'a envoyé guérir les cœurs brisés, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération.

Ça, c'est le bien que Jésus vous demande de faire autour de vous, en son nom. Il y a tout dedans. Il y a à la fois la doctrine sociale, la doctrine spirituelle. Il y a à la fois la repentance, le jeûne, l'amour de Dieu, l'amour du prochain. Il y a tout, dans la lumière et la gloire de l'Évangile, enfin réalisé, la splendeur de l'Esprit Saint.

Donc, la vie est belle. Allez-y.

Prière

Nous nous tournons vers Dieu. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Seigneur, je suis prêt. Envoie-moi. Envoie-moi porter l'Évangile. Envoie-moi réaliser l'Évangile.

Ton règne céleste, le royaume des cieux, je l'ai vu. Je l'ai vu annoncé à travers Isaïe. Je l'ai vu réalisé à travers Jésus. Et maintenant, Seigneur, je te demande de pouvoir y rentrer dedans et le propager autour de moi.


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