Jour 232 ☾ — Aveugle guéri, brebis éclairées
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Résumé : Deux longs chapitres de saint Jean qui, pour une fois, se comprennent bien ensemble : la guérison de l'aveugle-né, son procès devant les pharisiens et son exclusion de la synagogue, puis le discours de Jésus porte des brebis et bon pasteur, jusqu'à la tentative de lapidation à la fête de la Dédicace. Le frère commente l'image de l'enclos : les traditions religieuses dont Jésus fait sortir ses brebis pour les mener aux pâturages éternels, et l'enclos intérieur — le sanctuaire de la conscience — où l'on reconnaît sa voix. En contrepoint, les pharisiens qui s'aveuglent, et l'aveugle guéri qui, sans instruction, tient la dragée haute aux docteurs par simple bon sens. L'épisode s'achève sur la fin du chapitre 4 du Cantique des Cantiques.
Introduction
Jean, chapitres 9 et 10 : de longues lectures que je vais avoir à peine le temps de commenter, ça me déprime un petit peu. Ceci dit, arrêtez de râler, parce que sur le plan initial sur lequel je me base, celui de Father Mike, déjà il y avait un jour en moins pour saint Jean qui avait sauté, donc c'était encore pire. C'est moi qui vous ai rajouté un jour en plus pour qu'on ait un peu plus le temps de papoter, donc prenez soin de vous quand même, ça mérite d'être dit. On fait ce qu'on peut, les enfants, on fait ce qu'on peut. Mais moi je n'y peux rien : il y a des passages où on ne sait pas quoi dire, et puis il y en a d'autres où on a trop de choses à dire, et la vie est ainsi faite qu'elle est mal faite.
Bref, Jean, chapitres 9 et 10. Ceci dit, pour le coup, pour une fois, ils se comprennent assez bien. Juste une petite remarque : à un moment, Jésus va dire qu'il se prend pour une porte. J'ai toujours trouvé ça curieux, parce que c'est dans les hôpitaux psychiatriques que les gens se prennent pour des portes. En fait, à l'époque de Jésus, dans les bergeries, il n'y avait pas de porte : c'était le berger qui s'allongeait par terre sur le pas de la porte, et c'est comme ça que, la nuit, il protégeait les brebis. C'est ça que ça veut dire.
Lecture : Jean 9-10
En passant, Jésus vit un homme aveugle de naissance. Ses disciples l'interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n'ont péché. Mais c'était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. Il nous faut travailler aux œuvres de celui qui m'a envoyé, tant qu'il fait jour. La nuit vient, où personne ne pourra plus y travailler. Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »
Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue. Puis il appliqua la boue sur les yeux de l'aveugle et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé. » Ce nom se traduit : « Envoyé ». L'aveugle y alla donc, et il se lava. Quand il revint, il voyait.
Ses voisins, et ceux qui l'avaient observé auparavant — car il était mendiant — dirent alors : « N'est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C'est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c'est quelqu'un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C'est bien moi. » Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » Il répondit : « L'homme qu'on appelle Jésus a fait de la boue, il me l'a appliquée sur les yeux et il m'a dit : “Va à Siloé et lave-toi.” J'y suis donc allé et je me suis lavé ; alors j'ai vu. » Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. »
On l'amène aux pharisiens, lui, l'ancien aveugle. Or, c'était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m'a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. » Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n'est pas de Dieu, puisqu'il n'observe pas le repos du sabbat. » D'autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc, ils étaient divisés. Alors, à nouveau, ils s'adressent à l'aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu'il t'a ouvert les yeux ? » Il dit : « C'est un prophète. »
Ils ne voulaient pas croire que cet homme avait été aveugle et que maintenant il pouvait voir. C'est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils ? Et vous dites qu'il est né aveugle ? Comment se fait-il qu'à présent il voit ? » Ses parents répondirent : « Nous savons bien que c'est notre fils et qu'il est né aveugle. Mais comment peut-il voir maintenant ? Nous ne le savons pas. Et qui lui a ouvert les yeux ? Nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le : il est assez grand pour s'expliquer. » Ses parents parlaient ainsi parce qu'ils avaient peur des Juifs. En effet, ceux-ci s'étaient déjà mis d'accord pour exclure de leur assemblée tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ. Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le. »
Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l'homme qui avait été aveugle et lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n'en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j'étais aveugle, et à présent je vois. » Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t'ouvrir les yeux ? » Il leur répondit : « Je vous l'ai déjà dit, et vous n'avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m'entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? » Ils se mirent à l'injurier : « C'est toi qui es son disciple. Nous, c'est de Moïse que nous sommes les disciples. Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d'où il est. » L'homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d'où il est, et pourtant il m'a ouvert les yeux. Dieu, nous le savons, n'exauce pas les pécheurs, mais si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, il l'exauce. Jamais encore on n'avait entendu dire que quelqu'un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si lui n'était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors.
Jésus apprit qu'ils l'avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l'homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c'est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui.
Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ses paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n'auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : “Nous voyons !”, votre péché demeure. »
« Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l'enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c'est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s'enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
Jésus employa cette image pour s'adresser à eux, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
C'est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer, il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance.
Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n'est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui. S'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit ; le loup s'en empare et les disperse. Ce berger n'est qu'un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Voilà pourquoi le Père m'aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l'enlever : je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner, j'ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j'ai reçu de mon Père. »
De nouveau, les Juifs se divisèrent à cause de ces paroles. Beaucoup d'entre eux disaient : « Il a un démon, il délire. Pourquoi l'écoutez-vous ? » D'autres disaient : « Ces paroles ne sont pas celles d'un possédé. Un démon pourrait-il ouvrir les yeux des aveugles ? »
Alors arriva la fête de la Dédicace du Temple, à Jérusalem. C'était l'hiver. Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon. Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c'est toi le Christ, dis-le-nous ouvertement ! » Jésus leur répondit : « Je vous l'ai dit, mais vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage. Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes un. »
De nouveau, les Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus. Celui-ci reprit la parole : « J'ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? » Ils lui répondirent : « Ce n'est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c'est pour un blasphème : tu n'es qu'un homme, et tu te fais Dieu. » Jésus leur répliqua : « N'est-il pas écrit dans votre Loi : “J'ai dit : Vous êtes des dieux” ? Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s'adressait, et l'Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j'ai dit : “Je suis le Fils de Dieu.” Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. »
Eux cherchaient de nouveau à l'arrêter, mais il échappa à leurs mains. Il repartit de l'autre côté du Jourdain, à l'endroit où, au début, Jean baptisait, et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n'a pas accompli de signe, mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Et là, beaucoup crurent en lui.
Commentaire
Bon, tant pis, Dieu me jugera : aujourd'hui, on dépasse la timeline.
Je commence avec une image, celle de la maison. Tenez, il était question d'une maison, d'un enclos, lorsque Jésus disait à propos de ses brebis : « Moi, je suis le bon pasteur », et qu'il faut qu'il fasse sortir les brebis de cet enclos. C'est quoi, cet enclos ? Cet enclos, c'est la synagogue, le judaïsme. C'est même, de manière plus large, les différentes traditions religieuses. Parce qu'on fait tous partie d'une tradition religieuse : les uns parmi vous, lointainement, viennent du judaïsme, et les autres, lointainement, viennent du paganisme. Et dans la tête de Jésus, ces différentes traditions religieuses, les différents religieux faisaient autant d'enclos. Il fallait qu'il les fasse sortir, les brebis, pour les amener jusqu'à Dieu. Alors, parmi tous ces enclos, il y en avait un, beau, propre, clair, que Dieu lui-même avait entre guillemets bâti : le judaïsme, avec ses prophètes.
Et c'est très beau, parce qu'en fait, vous voyez qu'il avait été question d'un aveugle de naissance qui reconnaît Jésus comme son sauveur et qui est jeté dehors. Les pharisiens lui disent : « Toi, tu es tout entier dans le péché, et tu nous fais la leçon ! », et ils le jettent dehors. En fait, vous avez quelqu'un qui vient d'être jeté de son enclos, et vous avez Jésus, comme s'il le prenait par la main et qu'il lui disait : « Bon, ce n'est pas grave, je vais t'accompagner et je vais maintenant te montrer les pâturages éternels. » « Crois-tu au Fils de l'homme ? » Et la personne lui dit : « Qui est-il, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois ! » — sachant qu'en plus, il vient d'être guéri. L'homme se met à genoux et se met à croire. Il vient de voir la vie éternelle.
Et nous aussi. Ça veut dire que Jésus nous tire de nos enclos, qui étaient ce qu'ils étaient, avec nos différentes traditions, nos différentes cultures, pour nous emmener vers la civilisation éternelle, la Jérusalem céleste, les pâturages de Dieu. Contempler Dieu, avoir l'Esprit Saint, pouvoir boire à son sein.
Et alors, ce qu'il y a de très beau, c'est qu'en fait, ça se fait à l'intérieur de nous. C'est Jésus qui parle à notre cœur, et nous reconnaissons sa voix. C'est ça qu'il y a d'extrêmement fort et d'extrêmement beau dans la religion chrétienne : quand Dieu nous parle, on le sait. Je sais bien que, dans la prière, on a tous nos propres difficultés ; parfois on ressent des choses, parfois on ne les ressent pas, etc. N'empêche que quand on nous parle du bien, quand on nous parle de la justice, quand on nous parle de la pureté, on sait si ça vient de Dieu ou si ça ne vient pas de Dieu. On sait si c'est à la clarté de l'Évangile, si c'est à la puissance de l'Esprit Saint, et on est capable de reconnaître la voix de Dieu qui parle à travers les hommes, à travers la Bible, à travers la prière, et qui vient nous expliquer ce que c'est que l'Exode, le passage de la terre au ciel.
Et ça se fait dans le sanctuaire de notre cœur, parce que ça, c'est encore cet autre enclos. Vous avez l'enclos extérieur, qui sont les traditions culturelles, et vous avez ensuite l'enclos intérieur, qui est l'endroit où Dieu parle à votre cœur, à vous : le sanctuaire de la conscience, là où l'homme fait face à son Créateur. Et c'est ça qu'il y a de beau : quand Jésus parle, on reconnaît sa voix, parce qu'il a une manière de parler qui n'est qu'à lui. Il y a une fraîcheur, il y a une clarté, il y a une puissance, il y a une consolation. C'est une parole qui est capable de faire la différence entre le bien et le mal. C'est extraordinaire. C'est extraordinaire, et c'est cela, être une brebis de Jésus.
Et à côté de tout ça, comme en contrepoint, vous avez les pharisiens, qui ne comprennent pas, qui s'enfoncent dans leur péché, qui sont de mauvais pasteurs. Et derrière, vous avez cet aveugle de naissance, qui n'a aucune instruction, qui ne comprend rien à la vie, et qui pourtant est capable de tenir la dragée haute aux pharisiens et de leur expliquer les leçons de ce que c'est que la religion. Parce que si vous vous souvenez de la manière dont l'aveugle de naissance, maintenant guéri, parle aux pharisiens, ça respire le bon sens. Quand quelqu'un fait le bien, on sait qu'il fait le bien. Quand quelqu'un fait un miracle, on sait d'où ça vient. Et quand un religieux ne comprend pas ce que ça veut dire que de faire un miracle, quand un religieux — qu'il soit d'une autre religion, qu'il soit un païen — ne comprend pas ce que ça veut dire que de faire le bien, ça veut dire en fait qu'il n'a rien compris.
Bon, donc tout ça pour dire que nous rendons grâce à Dieu, parce qu'il nous parle et nous amène d'un enclos à un autre enclos, d'un enclos terrestre à un enclos céleste, en passant par les verts pâturages.
Et sans transition, la fin de notre quatrième chapitre du Cantique des Cantiques.
Cantique des Cantiques 4
Tu as blessé mon cœur, ma sœur, ma fiancée. Tu as blessé mon cœur d'un seul de tes regards, d'un seul anneau de ton collier.
Qu'elles sont belles, tes amours, ma sœur, ma fiancée ! Qu'elles sont bonnes, tes amours, meilleures que le vin, et l'odeur de tes parfums, une exquise senteur !
Un miel pur coule de tes lèvres, ô fiancée. Le miel et le lait sont sous ta langue, et l'odeur de ton vêtement est comme l'odeur du Liban.
Jardin fermé, ma sœur, ma fiancée, fontaine close, source scellée. Tes formes élancées, un paradis de grenades aux fruits délicieux : le nard et le cypre, le nard et le safran, cannelle et cinnamome, et tous les arbres à encens, la myrrhe et l'aloès, tous les plus fins arômes.
Sources des jardins, puits d'eau vive qui ruisselle du Liban !
Éveille-toi, vent du nord ; viens, vent du sud ! Souffle sur mon jardin et ses arômes s'exhaleront. Qu'il entre dans son jardin, mon bien-aimé, qu'il en mange les fruits délicieux.
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