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Jour 362 ☾ — Dieu retourne la bataille : victoire et justice

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Résumé : Cet épisode couvre Apocalypse 14 à 16. Le chapitre 14 clôt les visions de la veille en montrant comment Dieu prend le diable à son propre jeu : à la cité de la terre il oppose Sion, à la marque de la bête le nom sur le front des élus, à la liturgie délirante le cantique nouveau, aux mensonges l'Évangile éternel — puis viennent la moisson du bon grain et la vendange de la colère. Les chapitres 15 et 16 ouvrent la troisième série de sept : les coupes de la fureur de Dieu, exécution finale sans proportion ni interlude, car le temps de la patience est fini. Le commentaire compare les trois séries — sceaux (diagnostic), trompettes (avertissement), coupes (justice) — et note le souvenir de Babylone qui prépare l'épisode suivant.

Introduction

On va commencer aujourd'hui Apocalypse chapitre 14, qui en réalité clôture les deux visions d'hier. Alors, tout le monde a déjà oublié… donc les visions d'hier, c'était la femme et le dragon, et puis les deux bêtes. C'est bon pour tout le monde ? Et après, avec les chapitres 15 et 16 d'aujourd'hui, on va enchaîner sur une nouvelle série de sept coupes. Donc, ce que je vais faire, c'est qu'en introduction je vous commente le chapitre 14, qui clôture les visions d'hier, et après la lecture je commenterai la série des coupes.

Donc le chapitre 14. Ce qu'on va voir dans le chapitre 14, c'est comment Dieu va défaire le travail de la bête pour rétablir toute chose, et ça va nous emmener jusqu'au jugement dernier. Alors attention, ça va devenir un tout petit peu subtil : c'est Dieu qui va prendre le diable à son propre jeu, qui va offrir des contrefaçons de la contrefaçon.

Je vous explique. On avait vu comment est-ce que le diable avait contrefait la Trinité avec le dragon et les deux bêtes. Je montre ici comment est-ce que Dieu va contrefaire la contrefaçon. À la cité de la terre, il va remettre la contre-cité, Sion, la cité céleste. À la bête qui avait mis sa marque sur le front des impies, Dieu va remettre une contre-marque : le nom sur le front des élus. À la liturgie délirante qui a acclamé la bête sur terre, on va remettre une contre-liturgie, une vraie liturgie : le cantique nouveau. Aux proclamations et aux mensonges de la bête, on va opposer l'Évangile éternel. Et au terme de cela, on envoie des anges pour prévenir tout le monde, parce que maintenant ça va être la contre-issue, à l'opposé de la victoire qu'espérait la bête : ce sera au contraire la victoire de Dieu.

Les moissons : d'abord on va voir Dieu qui moissonne le blé — ça, c'est le bon grain, c'est Dieu qui remplit ses greniers, les élus. Et puis ensuite, on verra la vendange de la colère. Bonne écoute.

Lecture : Apocalypse 14

Alors j'ai vu, et voici que l'Agneau se tenait debout sur la montagne de Sion, et avec lui les cent quarante-quatre mille qui portent inscrit sur leur front le nom de l'Agneau et celui de son Père.

Et j'ai entendu une voix venant du ciel, comme la voix des grandes eaux, ou celle d'un fort coup de tonnerre, mais cette voix que j'entendais était aussi comme celle des joueurs de cithare qui chantent et s'accompagnent sur leur cithare. Ils chantent un cantique nouveau devant le trône et devant les quatre Vivants et les Anciens. Personne ne pouvait apprendre ce cantique, sinon les cent quarante-quatre mille, ceux qui ont été rachetés et retirés de la terre. Ceux-là ne se sont pas souillés avec des femmes. Ils sont vierges, en effet. Ceux-là suivent l'Agneau partout où il va. Ils ont été pris d'entre les hommes, achetés comme prémices pour Dieu et pour l'Agneau. Et dans leur bouche, on n'a pas trouvé de mensonge. Ils sont sans tache.

Puis j'ai vu un autre ange volant en plein ciel. Il avait un Évangile éternel à proclamer, bonne nouvelle pour ceux qui résident sur la terre, pour toutes nations, tribus, langues et peuples. Il disait d'une voix forte : « Craignez Dieu et rendez-lui gloire, car elle est venue l'heure où il doit juger. Prosternez-vous devant celui qui a fait le ciel, la terre, la mer et les sources des eaux. »

Un autre ange, le deuxième, vint à sa suite. Il disait : « Elle est tombée, elle est tombée, Babylone, Babylone la grande, elle qui a abreuvé toutes les nations du vin de la fureur de sa prostitution. »

Un autre ange, le troisième, vint à leur rencontre. Il disait d'une voix forte : « Si quelqu'un se prosterne devant la bête et son image, s'il en reçoit la marque sur le front ou sur la main, lui aussi boira du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère. Il sera torturé par le feu et le soufre devant les anges saints et devant l'Agneau. Et la fumée de ces tortures monte pour les siècles des siècles. Ils n'ont de repos ni le jour ni la nuit, ceux qui se prosternent devant la bête et son image, et quiconque reçoit la marque de son nom. »

C'est ici qu'on reconnaît la persévérance des saints, ceux qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus.

Alors j'ai entendu une voix qui venait du ciel. Elle disait : « Écris : Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur. Oui, dit l'Esprit, qu'ils se reposent de leurs peines, car leurs actes les suivent. »

Alors j'ai vu, et voici une nuée blanche. Et sur cette nuée, quelqu'un siégeait qui semblait un Fils d'homme. Il avait sur la tête une couronne d'or, et à la main une faucille aiguisée.

Un autre ange sortit du sanctuaire. Il cria d'une voix forte à celui qui siégeait sur la nuée : « Lance ta faucille et moissonne, car elle est venue l'heure de la moisson, car la moisson de la terre se dessèche. » Alors celui qui siégeait sur la nuée jeta la faucille sur la terre, et la terre fut moissonnée.

Puis un autre ange sortit du sanctuaire qui est dans le ciel. Il avait lui aussi une faucille aiguisée. Un autre ange encore sortit, venant de l'autel. Il avait pouvoir sur le feu, et il interpella d'une voix forte celui qui avait la faucille aiguisée : « Lance ta faucille aiguisée, et vendange les grappes de la vigne sur la terre, car les raisins sont mûrs. » L'ange alors jeta la faucille sur la terre. Il vendangea la vigne de la terre, et jeta la vendange dans la cuve immense de la fureur de Dieu. On se mit à fouler hors de la ville, et de la cuve sortit du sang, jusqu'à hauteur du mors des chevaux, sur une distance de mille six cents stades.

Lecture : Apocalypse 15

Alors j'ai vu dans le ciel un autre signe, grand et merveilleux : sept anges qui détiennent sept fléaux. Ce sont les derniers, puisque s'achève avec eux la fureur de Dieu.

J'ai vu comme une mer de cristal mêlée de feu, et ceux qui sont victorieux de la bête, de son image et du chiffre qui correspond à son nom, ils se tiennent debout sur cette mer de cristal. Ils ont en main les cithares de Dieu. Ils chantent le cantique de Moïse, serviteur de Dieu, et le cantique de l'Agneau. Ils disent : « Grandes, merveilleuses, tes œuvres, Seigneur Dieu souverain de l'univers. Ils sont justes, ils sont vrais, tes chemins, roi des nations. Qui ne te craindrait, Seigneur ? À ton nom, qui ne rendrait gloire ? Oui, toi seul es saint. Oui, toutes les nations viendront et se prosterneront devant toi. Oui, ils sont manifestés, tes jugements. »

Et après cela, j'ai vu. Le sanctuaire où se trouve la Demeure du Témoignage s'ouvrit dans le ciel. Et les sept anges aux sept fléaux sortirent du sanctuaire. Habillés de lin pur et resplendissant, ils portaient des ceintures d'or autour de la poitrine. L'un des quatre Vivants donna aux sept anges sept coupes d'or, remplies de la fureur de Dieu, lui qui est vivant pour les siècles des siècles. Et le sanctuaire fut rempli de fumée par la gloire de Dieu et sa puissance. Et personne ne pouvait entrer dans le sanctuaire jusqu'à ce que s'achèvent les sept fléaux des sept anges.

Lecture : Apocalypse 16

Alors j'entendis une voix forte venant du sanctuaire, qui disait aux anges : « Allez répandre sur la terre les sept coupes de la fureur de Dieu ! »

Le premier partit et répandit sa coupe sur la terre. Il y eut un ulcère malin et pernicieux sur les hommes qui portaient la marque de la bête et sur ceux qui se prosternaient devant son image.

Le deuxième répandit sa coupe sur la mer. Il y eut du sang comme d'un mort, et toute vie dans la mer mourut.

Le troisième répandit sa coupe sur les fleuves et les sources des eaux, et il y eut du sang. Alors j'entendis l'ange des eaux qui disait : « Tu es juste, toi qui es et qui étais, toi le Saint, parce que tu as rendu ce jugement. Ils ont répandu le sang des saints et des prophètes. Tu leur as donné du sang à boire. C'est ce qu'ils méritent. » Puis j'ai entendu l'autel qui disait : « Oui, Seigneur Dieu souverain de l'univers, ils sont vrais, ils sont justes, tes jugements. »

Le quatrième ange répandit sa coupe sur le soleil. Il lui fut donné de brûler les hommes de son feu. Les hommes furent brûlés d'une grande brûlure. Ils blasphémèrent le nom de Dieu, qui a de tels fléaux en son pouvoir, plutôt que de se convertir en lui rendant gloire.

Le cinquième répandit sa coupe sur le trône de la bête. Il y eut de l'obscurité sur son royaume. Les gens se mordaient la langue de douleur, et ils blasphémèrent le Dieu du ciel sous le coup de leurs douleurs et de leurs ulcères, au lieu de se repentir de leurs agissements.

Le sixième répandit sa coupe sur le grand fleuve, l'Euphrate, et l'eau en fut tarie pour préparer la route des rois venant du côté où le soleil se lève. Puis j'ai vu sortir de la gueule du dragon, de celle de la bête et de celle du faux prophète, trois esprits impurs, pareils à des grenouilles. Ce sont en effet des esprits démoniaques qui produisent des signes et s'en vont vers les rois du monde entier afin de les rassembler pour la bataille du grand jour de Dieu, le souverain de l'univers. « Voici que je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille et garde sur lui ses vêtements pour ne pas aller nu en laissant voir sa honte. » Et ils les rassemblèrent en un lieu appelé en hébreu Harmaguédon.

Le septième ange répandit sa coupe dans les airs. Une voix forte venant du trône sortit du sanctuaire. Elle disait : « C'en est fait. » Il y eut des éclairs, des fracas, des coups de tonnerre. Il y eut un grand tremblement de terre. Depuis que sur la terre il y a des hommes, il n'y eut jamais de tremblement de terre aussi grand. Et la grande ville se disloqua en trois parties, et les villes des nations tombèrent. Et Dieu se souvint de Babylone la grande pour lui donner à boire le vin de sa fureur, la coupe de sa colère. Toutes les îles s'enfuirent et les montagnes disparurent. Des grêlons d'une masse énorme tombèrent du ciel sur les hommes, qui blasphémèrent Dieu à cause du fléau de la grêle, car c'était un terrible fléau.

Commentaire

On avait une série avec des coupes, sept coupes. Donc au total, on aura eu sept sceaux, sept trompettes, sept coupes. Les sceaux, ça permettait de dévoiler ce qui se passe sur la terre pour poser un diagnostic : le péché a défiguré le monde. Les trompettes, c'est ce qui permettait d'avertir les hommes pour les pousser à la conversion. Mais maintenant qu'on a dévoilé le fond de l'affaire, avec le diable qui avait voulu manger tout le monde, et qu'on est allés jusqu'au bout de la patience de Dieu, eh bien maintenant on passe aux coupes : l'exécution finale, la justice de Dieu qui se déverse sur la terre sous forme de colère.

Et là où, pour les sceaux, vous aviez une proportion d'un quart, pour les trompettes une proportion d'un tiers, cette fois-ci il n'y a plus de proportion du tout : c'est tout qui passe. Eh oui, le temps de la patience est fini. Bon, bah là aussi, je suppose qu'il y a un avertissement pour nous.

Alors, je reprends cette série de sept coupes. On aura retrouvé notre structure classique, quatre plus deux plus un, mais sans interlude. Regardez : d'abord les quatre premières, c'était des frappes sur la création — la terre, la mer, l'eau, le soleil — qui d'ailleurs a permis de dévoiler les idoles pour les combattre. La mer, c'était le commerce ; le fleuve, c'était les ressources ; le soleil, c'était le pouvoir ; le trône, c'était l'empire. Puis les coupes 5 et 6, c'était des frappes ciblées sur le trône de la bête : les ténèbres, et le rassemblement des rois, l'Euphrate desséché.

Là, normalement, on aurait dû avoir une pause, un interlude, sauf que le temps de la patience est fini, donc on enchaîne directement, il n'y a plus de pause, et on arrive à la septième coupe. Et pendant cette coupe, on se souvient de Babylone, ce qui prépare l'épisode de demain. Toujours notre petit effet de tuilage.

Pour la prière, nous redisons le cantique de l'Agneau qu'on a entendu au chapitre 15.

Prière

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Grandes, merveilleuses, tes œuvres, Seigneur Dieu souverain de l'univers. Ils sont justes, ils sont vrais, tes chemins, roi des nations. Qui ne te craindrait, Seigneur ? À ton nom, qui ne rendrait gloire ? Oui, toi seul es saint. Oui, toutes les nations viendront et se prosterneront devant toi. Oui, ils sont manifestés, tes jugements.


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