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Jour 365 ☼ — Dieu est amour: le sommet de la Révélation

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Résumé : Dernier épisode de l'année, où le frère Paul-Adrien, visiblement bouleversé, avoue ne pas savoir quoi dire et se réfugie dans le texte. Il lit les chapitres 4 et 5 de la première lettre de saint Jean : le discernement des esprits, le péché qui mène à la mort, le triple témoignage de l'eau, du sang et de l'Esprit. Le commentaire garde le meilleur pour la fin : « Dieu est amour », première et dernière occurrence dans la Bible, définition même de l'essence divine qui éclaire la création, la Trinité et la croix. L'épisode — et l'année — s'achève sur le psaume 150, pure louange.

Introduction

Notre secours est dans le nom du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre. Jour 365.

Je… Je… Je ne sais pas quoi vous dire. Normalement, je suis censé vous faire de la pub pour vous dire de nous aider, mais là, j'avoue que je ne sais pas quoi dire. Je ne sais même pas ce que je pense moi-même. Ça fait un an que je suis dedans. Euh… Je… Je suis perdu.

Qu'est-ce que je dois vous dire ? Si, si, si, si : que ça a été une aventure formidable, ce qui est vrai. Si jamais je vous disais tout ce que j'ai appris, tout ce que j'ai redécouvert. Je ne vis plus Dieu de la même manière. Je n'entre plus dans la Bible de la même manière. J'y vais comme à pas feutrés. Je commence à avoir un peu peur en voyant tous les mystères que j'ai contemplés. Dieu est devenu à la fois plus beau, plus grand, plus miséricordieux, plus redoutable. On était dans la nuée avec ce podcast.

Je suis censé vous dire quoi d'autre ? Que c'est extraordinaire de l'avoir vécu avec vous. Si jamais je vous disais tous les messages d'encouragement. Qu'est-ce que je dois vous dire d'autre ? Oh ! Euh… Oh mon Dieu ! Mon Dieu ! Mon Dieu ! Je suis perdu !

Lecture : 1 Jean 4-5

Bien-aimés, ne vous fiez pas à n'importe quelle inspiration, mais examinez les esprits pour voir s'ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes se sont répandus dans le monde. Voici comment vous reconnaîtrez l'Esprit de Dieu : tout esprit qui proclame que Jésus-Christ est venu dans la chair, celui-là est de Dieu. Tout esprit qui refuse de proclamer Jésus, celui-là n'est pas de Dieu. C'est l'esprit de l'Antichrist, l'Antichrist dont on vous a annoncé la venue et qui, dès maintenant, est déjà dans le monde.

Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous avez vaincu ces gens-là, car celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. Eux, ils sont du monde ; voilà pourquoi ils parlent le langage du monde, et le monde les écoute. Nous, nous sommes de Dieu. Celui qui connaît Dieu nous écoute. Celui qui n'est pas de Dieu ne nous écoute pas. C'est ainsi que nous reconnaissons l'esprit de vérité et l'esprit de l'erreur.

Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l'amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu est amour. Voici comment l'amour de Dieu s'est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui. Voici en quoi consiste l'amour : ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, c'est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés.

Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons nous aussi nous aimer les uns les autres. Dieu, personne ne l'a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et en nous son amour atteint la perfection. Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous : il nous a donné part à son Esprit. Quant à nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde. Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu. Et nous, nous avons reconnu l'amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru.

Dieu est amour : celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. Voici comment l'amour atteint chez nous sa perfection : avoir de l'assurance au jour du jugement. Comme Jésus, en effet, nous ne manquons pas d'assurance en ce monde. Il n'y a pas de crainte dans l'amour, l'amour parfait bannit la crainte, car la crainte implique un châtiment, et celui qui reste dans la crainte n'a pas atteint la perfection de l'amour. Quant à nous, nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier. Si quelqu'un dit : « J'aime Dieu », alors qu'il a de la haine contre son frère, c'est un menteur. En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, est incapable d'aimer Dieu, qu'il ne voit pas. Et voici le commandement que nous tenons de lui : celui qui aime Dieu, qu'il aime aussi son frère.

Celui qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est né de Dieu. Celui qui aime le Père qui a engendré aime aussi le Fils qui est né de lui. Voici comment nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu : lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements. Car tel est l'amour de Dieu : garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas un fardeau, puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Or la victoire remportée sur le monde, c'est notre foi. Qui donc est vainqueur du monde ? N'est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?

C'est lui, Jésus-Christ, qui est venu par l'eau et par le sang : non pas seulement avec l'eau, mais avec l'eau et avec le sang. Et celui qui rend témoignage, c'est l'Esprit, car l'Esprit est la vérité. En effet, ils sont trois qui rendent témoignage : l'Esprit, l'eau et le sang, et les trois n'en font qu'un. Nous acceptons bien le témoignage des hommes ; or le témoignage de Dieu a plus de valeur, puisque le témoignage de Dieu, c'est celui qu'il rend à son Fils. Celui qui met sa foi dans le Fils de Dieu possède en lui-même ce témoignage. Celui qui ne croit pas Dieu, celui-là fait de Dieu un menteur, puisqu'il n'a pas mis sa foi dans le témoignage que Dieu rend à son Fils. Et ce témoignage, le voici : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils possède la vie ; celui qui n'a pas le Fils de Dieu ne possède pas la vie.

Je vous ai écrit cela pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui mettez votre foi dans le nom du Fils de Dieu. Voici l'assurance que nous avons auprès de Dieu : si nous faisons une demande selon sa volonté, il nous écoute. Et puisque nous savons qu'il nous écoute en toutes nos demandes, nous savons aussi que nous obtenons ce que nous lui avons demandé.

Si quelqu'un voit son frère commettre un péché qui n'entraîne pas la mort, il demandera, et Dieu lui donnera la vie. Cela vaut pour ceux dont le péché n'entraîne pas la mort. Il y a un péché qui entraîne la mort ; ce n'est pas pour celui-là que je dis de prier. Toute conduite injuste est péché, mais tout péché n'entraîne pas la mort.

Nous le savons : ceux qui sont nés de Dieu ne commettent pas de péché ; le Fils engendré par Dieu les protège, et le mauvais ne peut pas les atteindre. Nous savons que nous sommes de Dieu, alors que le monde entier est au pouvoir du mauvais. Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu nous donner l'intelligence pour que nous connaissions celui qui est vrai ; et nous sommes en celui qui est vrai, en son Fils Jésus-Christ. C'est lui qui est le Dieu vrai et la vie éternelle. Petits enfants, gardez-vous des idoles.

Commentaire

Heureusement, il y a la Bible. Parce que j'avoue que je ne sais pas quoi dire. Je ne sais pas quoi dire. Donc je vais me cacher derrière le commentaire.

Chapitre 4, versets 1 à 6 : saint Jean qui vous parle d'éprouver les esprits. Et saint Jean invente le discernement des esprits. Comment on discerne quelle pensée vient de Dieu, quelle pensée vient du monde, quelle pensée vient du diable. Il vous donne un critère dogmatique, christologique : est-ce que ça me parle de Jésus ? Un critère communautaire. Puis un critère, c'est la charité.

Vous avez ensuite chapitre 5, versets 13 à 17. On vous parlait d'un péché qui mène à la mort :

Il y a un péché qui entraîne la mort. Ce n'est pas pour celui-là que je dis de prier. Toute conduite injuste est péché, mais tout péché n'entraîne pas la mort.

Et c'est de là d'où vient la distinction entre péché mortel et péché véniel. Voilà, saint Jean vous a parlé d'un péché qui conduisait à la mort, et d'un péché qui ne conduit pas à la mort, et qu'on appelle péché véniel — qui vient du mot latin venia, pardonner. C'est un péché qu'on peut plus facilement pardonner. C'est un peu bizarre de le dire comme ça, mais ça veut dire qu'il y a des péchés en vous qui sont tellement graves qu'ils tuent la vie éternelle, ils tuent la grâce. C'est pour ça qu'on les appelle péchés mortels : c'est parce qu'ils font mourir la vie éternelle en vous. Et vous avez des péchés au contraire qui blessent cette vie éternelle en vous, mais sans la faire mourir.

Alors saint Jean ne donne pas les critères pour distinguer entre péché mortel et péché véniel. C'est la tradition qui vous en donne trois. Trois critères : il faut qu'il y ait matière grave, il faut que ce soit librement, et il faut que ce soit consciemment. Il y a des meurtres, il y a des vols qui sont tellement graves. L'adultère par exemple : un adultère voulu, choisi, consciemment, ce n'est pas compatible avec la vie éternelle.

Alors maintenant, pas de panique, on se calme. On se calme. Moi je vous le dis juste là parce que je suis obligé, c'était dans le texte. Ce n'est pas le moment, sur notre dernier podcast, de mettre en vous une culpabilité excessive ou des scrupules. Ce que je veux dire par là, c'est qu'un péché grave, un péché mortel, quand vous le faites, vous le savez. Donc ce n'est pas la peine de tripatouiller sa mémoire pour dire ce que j'en ai fait et ce que j'en ai pas fait. Et puis il y a la confession : donc si jamais vous avez des doutes, vous allez vous confesser. Mais je vous en prie, pas de scrupules inutiles. Pas maintenant, au dernier passage.

D'ailleurs, on va passer maintenant à quelque chose de plus lumineux. Ça, j'avais fait exprès de le garder pour la fin de ce commentaire, pour la fin de ce podcast. Tout le monde ouvre grand les oreilles. On va y aller crescendo.

On commence avec ce verset, chapitre 5, versets 6 à 12. Il vous dit qu'il y a trois témoignages : il y a l'eau, le sang et l'Esprit. L'eau, c'est l'allusion au baptême, au repentir. Le sang, c'est l'allusion à la croix et à l'amour, le fait de donner sa vie. Et l'Esprit, c'est une allusion à Dieu lui-même : l'Esprit souffle où il veut. Alors on dit dans la Bible que l'eau murmure, que le sang crie et que l'Esprit pousse en nous des gémissements ineffables. Ce sont trois manières dont Dieu, en nous, suscite son propre témoignage. Il faut faire attention aux murmures de son cœur, à ce que notre cœur crie et à ce que notre cœur gémit. C'est pas beau, ça ?

Et attendez, vous n'avez pas encore tout vu. Je vous ai réservé le meilleur pour la fin. Chapitre 4, verset 7, exactement :

Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l'amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu est amour.

Dieu est amour. Il est là, le sommet de la Révélation. C'est pas beau, ça, de terminer notre podcast par ça, par cette phrase ? Dieu est amour.

Ah, il aura fallu 365 jours. Il aura fallu qu'on passe par la chute de Jérusalem avec Nabuchodonosor. Il aura fallu qu'on aille par les prophètes. Il aura fallu qu'on aille sur la croix. Il aura fallu qu'on ait défait le diable après Armageddon, la bataille finale, pour enfin avoir cette affirmation, ce sommet de la Révélation. Enfin, on a découvert : Dieu est amour.

C'est la première fois, et d'ailleurs la dernière fois, qu'il apparaît dans la Bible. Vous aviez d'autres définitions — Dieu est lumière, Dieu est esprit — mais là, vous avez donné la définition même de l'essence divine. Et ça, ça explique tout. Ça explique la création, parce que l'amour est une générosité qui déborde et qui cherche à s'épancher. C'est plus qu'une vision morale, c'est une vision du monde. Avant la création, l'amour existait déjà en Dieu lui-même. Et c'est ça aussi ce qui permet le mieux de décrire la Trinité : l'amour du Père pour le Fils, du Fils pour le Père, parce qu'en Dieu il faut un sujet qui aime, un objet qui est aimé, et une manière d'aimer. Cet amour, ce n'est pas seulement un attribut, c'est le mode d'être de Dieu. Et la manière dont Dieu se révèle sur la croix en mourant d'amour pour nous, ce n'est pas un petit correctif moral qu'on rajoute plus tard, c'est la révélation de ce que Dieu est à l'état pur, le sommet de la Révélation. On a vu le visage de Dieu sur la croix.

Donc, quand vous aimez, vous participez à la divinité, vous devenez Dieu. Saint Augustin, qui commente en disant : « Si tu vois la charité, tu vois la Trinité. »

Dernière question, dernier psaume : psaume 150.

Psaume 150

Alléluia ! Louez Dieu dans son temple saint, louez-le au ciel de sa puissance. Louez-le pour ses actions éclatantes, louez-le selon sa grandeur.

Louez-le en sonnant du cor, louez-le sur la harpe et la cithare. Louez-le par les cordes et les flûtes, louez-le par la danse et le tambour. Louez-le par les cymbales sonores, louez-le par les cymbales triomphantes.

Et que tout être vivant chante louange au Seigneur. Alléluia !


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