Invités à la conversion
📖 Méditation du dimanche · 3e dimanche de Carême, année C · Lc 13, 1-9
Élisabeth et Pascal Péron · Méditations ignatiennes CVX — 2025 · diffusé en mars 2025
🎧 Écouter sur Radio Grand Ciel📖 Ce texte à la messe : Samedi 24 octobre 2026 · samedi, 29ᵉ sem. ordinaire (paire)
En bref : En ce troisième dimanche de Carême, vous priez la parabole du figuier stérile en saint Luc. Vous êtes invités à cesser de chercher les racines du mal chez les autres, pour regarder ce qui, en vous, reste fermé à la conversion. Un temps pour vous laisser soigner par le jardinier divin et espérer du fruit.
En ce troisième dimanche de Carême, nous poursuivons notre route avec le Christ. Je prends maintenant le temps de m'arrêter, j'ouvre tout mon être à sa parole. Elle me redit l'urgence de la conversion. Alors, oui, changeons nos cœurs, croyons à la Bonne Nouvelle.
Le texte sur lequel nous allons prier aujourd'hui est extrait de l'évangile de saint Luc, au chapitre 13.
Le texte : Luc 13, 1-9
Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l'affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu'ils offraient. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »
Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu'un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : "Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?" Mais le vigneron lui répondit : "Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir ; sinon, tu le couperas." »
Contempler, méditer
Jésus nous invite instamment à ne pas chercher les racines du mal dans les événements ou dans autrui. Je ne regarde plus à partir de là, mais je décentre mon regard pour examiner ce qui, en moi, demeure fermé à la conversion, donc à la vie.
À la lumière du Christ, je contemple ce qui fait mon quotidien : ma famille, mon couple, mon travail, mes relations, mes engagements, mes missions. Dans ce paysage, n'y a-t-il pas un arbre à laisser soigner, émonder ? Et pour quels fruits espérer : un pardon donné, reçu, une paix restaurée ? Je médite.
Dans le texte de Luc, le vigneron choisit d'espérer une année encore. Il lui faut bêcher et mettre du fumier. Est-ce que je sais être docile aux soins apportés à ma propre terre par le jardinier divin ? Je crains peut-être les coups de bêche, pourtant nécessaires parfois. J'en parle au Seigneur.
(Temps de silence.)
Le texte, une fois encore
Une fois encore, j'écoute ce texte de Luc, en me rendant sensible à la patience de Dieu qui guette, sans se lasser, notre conversion, et en attendant le fruit.
Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »
Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu'un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : "Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?" Mais le vigneron lui répondit : "Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir ; sinon, tu le couperas." »
Le colloque
C'est maintenant le temps du colloque, du cœur à cœur. Dans le silence de ce temps, je peux, si je le souhaite, ouvrir grand la porte de mon jardin.
Viens, Seigneur, viens faire en moi ce qui est beau.
(Temps de silence.)
Marie est bien celle qui peut nous aider à dire ce oui, ce oui qui rend nos vies fécondes. Nous pouvons nous tourner vers elle en priant.
Réjouis-toi, Marie, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. Tu es bénie entre toutes les femmes, et Jésus, ton enfant, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous, pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen.
Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.