La femme adultère et la miséricorde du Christ
📖 Méditation du dimanche · 5e dimanche de Carême, année C · Jn 8, 1-11
Élisabeth et Pascal Péron · Méditations ignatiennes CVX — 2025 · diffusé en avr. 2025
🎧 Écouter sur Radio Grand Ciel📖 Ce texte à la messe : Lu récemment : Lundi 23 mars 2026 · lundi, 5ᵉ sem. Carême (paire)
En bref : Élisabeth et Pascal Péron vous conduisent dans une contemplation ignatienne de la femme adultère, en saint Jean. Vous êtes invités à entrer dans la scène, à écouter les mouvements des cœurs, puis à recevoir pour vous-même la parole du Christ : « Moi non plus, je ne te condamne pas. » Un temps de prière tout simple, pour laisser la miséricorde faire en vous toute chose nouvelle.
Se préparer
Dimanche prochain, 6 avril, sera le dernier de ce temps de Carême. Nous contemplerons dans l'Évangile la miséricorde du Christ, celle qui fait toute chose nouvelle si je me laisse rejoindre, interpeller, déplacer. Je peux en demander la grâce maintenant au Seigneur.
Un refrain de la communauté de Taizé nous introduit à l'accueil de cette miséricorde.
Le texte : Jean 8, 1-11
La lecture de ce jour est tirée de l'Évangile de saint Jean, au chapitre 8.
En ce temps-là, Jésus s'en alla au mont des Oliviers. Dès l'aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s'assit et se mit à enseigner.
Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu'on avait surprise en situation d'adultère. Ils la mettent au milieu et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser.
Mais Jésus s'était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l'interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre.
Eux, après avoir entendu cela, s'en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme, toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t'a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
Entrer dans la scène
Jésus est l'absolu contraire de ceux qui condamnent et vocifèrent. Il délie ce qui enchaîne et ligote cette femme. Il la délivre de l'accusation des bien-pensants, peut-être aussi de son propre jugement sur elle-même.
J'entends la parole du Christ : « Femme, où sont-ils donc ? » Et comme en écho : « Lazare, viens dehors ! » Puis-je accueillir l'appel de Jésus qui ne cesse de désirer dénouer mes entraves ?
À deux reprises dans cet évangile, Jésus se baisse pour écrire sur le sol. Nul ne saura jamais ce que sa main a tracé, ce qui nous renvoie chacun à notre propre lecture. Dans mon histoire sainte, si j'imaginais les mots de Jésus que j'aimerais pouvoir lire…
Jésus resta seul avec la femme. Ils sont partis, ceux qui appelaient à la condamnation. Reste maintenant, en présence, cette femme et le Christ. Une relation nouvelle s'instaure, qui restaure et ouvre un nouveau chemin.
Je contemple. J'entends une seconde fois ce texte, en m'efforçant d'accueillir les mouvements de chacun dans la scène : mouvements extérieurs, mais intérieurs surtout. Que me disent-ils ?
En ce temps-là, Jésus s'en alla au mont des Oliviers. Dès l'aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s'assit et se mit à enseigner.
Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu'on avait surprise en situation d'adultère. Ils la mettent au milieu et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser.
Mais Jésus s'était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l'interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre.
Eux, après avoir entendu cela, s'en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme, toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t'a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
(Temps de silence.)
Le colloque
Maintenant, dans le temps du colloque, du cœur à cœur, je peux louer ce Dieu qui me relève et me rend à moi-même, ou bien vivre toute autre forme de dialogue avec celui qui m'aime, et dont je suis, et pour toujours, l'enfant bien-aimé.
(Temps de silence.)
Pour conclure, quelques mots de saint Augustin. Il écrit qu'une fois la foule dispersée, ils ne sont plus que deux : miseria et misericordia, la misère humaine et la miséricorde divine — comme une icône à contempler, à prier.
Je peux garder au fond de mon cœur cette icône et la prier maintenant, ou y revenir dans les heures ou les jours qui viennent. Je le demande au Seigneur.
Merci d'avoir prié avec nous.
Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.