L'abaissement et la gloire du Christ
📖 Méditation du dimanche · Dimanche des Rameaux, année C · Ph 2, 6-11
Élisabeth et Pascal Péron · Méditations ignatiennes CVX — 2025 · diffusé en avr. 2025
🎧 Écouter sur Radio Grand Ciel📖 Ce texte à la messe : Mardi 3 novembre 2026 · mardi, 31ᵉ sem. ordinaire (paire)
En bref : En ce dimanche des Rameaux, vous entrez dans la Semaine sainte avec l'hymne de saint Paul aux Philippiens. Vous contemplez le Christ qui, ayant la condition de Dieu, s'anéantit jusqu'à la croix, et que le Père exalte au-dessus de tout nom. Un temps pour goûter ce chemin d'abaissement et vous laisser rejoindre par celui qui sauve.
Se préparer
Bonjour à tous. Pascal, Élisabeth et tous les membres du Chemin Ignatien de Chartres sont heureux de vous retrouver sur les ondes de Radio Grand Ciel en ce dimanche des Rameaux, dimanche 13 avril. Nous commencerons ainsi ensemble notre chemin vers Pâques.
Avec la lettre de saint Paul, nous sommes invités à contempler le Christ dans son humanité, son obéissance au Père, son abaissement et sa gloire, fulgurant raccourci de l'histoire du salut.
Mets en moi, Seigneur, le désir et la volonté de vivre pas à pas avec toi ces jours saints, pour pouvoir me tenir au pied de ta croix et entrer dans la joie de ta résurrection.
Nous écoutons le chœur Saint Ambroise chanter la gloire du Christ sauveur.
Le texte : Philippiens 2, 6-11
La lecture de ce jour est tirée de la lettre aux Philippiens, chapitre 2.
Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu. Mais il s'est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s'est abaissé, devenant obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix.
C'est pourquoi Dieu l'a exalté : il l'a doté du nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur », à la gloire de Dieu le Père.
Contempler l'abaissement
« Il s'est anéanti, prenant la condition de serviteur », nous dit Paul. Oui, pour se faire proche de chacun de nous, le Christ enfouit sa divinité dans notre humanité. Il me faut, comme lui, accepter ce chemin d'abaissement pour rejoindre l'autre et l'aimer tel qu'il est. Comment y répondrais-je ? Aujourd'hui ? Demain ?
La dominicaine Anne Lécu écrit, je la cite : « La vie de l'esprit se joue à ras de terre, là où s'est tenu le Christ, qui a renoncé à son rang. La vie spirituelle chrétienne n'est pas une échelle qui se monte, mais qui se descend. » Invité que nous sommes chacun, à l'image de Jésus, à fléchir le genou, je réfléchis à ce qui peut parfois être un frein pour moi à ce geste.
Dieu trinitaire et circulation d'amour : le nom du Christ retentit au ciel, sur terre et jusque dans les profondeurs des enfers. Son nom, Dieu sauve. Dans ce qui fait ma vie, de quoi veut-il me sauver, aujourd'hui ?
Écouter encore
Écoute une fois encore Paul, qui nous relate en quelques mots toute l'histoire du salut. Je laisse ces mots faire leur chemin en moi. Je les goûte, comme le pain nécessaire pour la route.
Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu. Mais il s'est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s'est abaissé, devenant obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix.
C'est pourquoi Dieu l'a exalté : il l'a doté du nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur », à la gloire de Dieu le Père.
Selon ce que j'ai pu vivre dans ce temps, je peux maintenant choisir de contempler le Christ dans son abaissement ou dans sa gloire, ou bien de rendre grâce pour le salut offert, ou tout simplement de faire silence pour entendre mon Dieu.
(Temps de silence.)
Le colloque
Nous finissons ce temps avec les mots de saint Ignace de Loyola.
Prends, Seigneur, et reçois toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté, tout ce que j'ai et tout ce que je possède. C'est toi qui m'as tout donné ; à toi, Seigneur, je le rends. Tout est à toi, dispose-en selon ton entière volonté. Donne-moi seulement de t'aimer, et donne-moi ta grâce : elle seule me suffit.
Merci d'avoir prié avec nous. Nous vous souhaitons à chacun une très belle montée vers Pâques et une très belle fête de la résurrection. À bientôt.
Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.