Un seul cœur et une seule âme
📖 Méditation du dimanche · 2e dimanche de Pâques, année B · Ac 4, 32-35
Élisabeth et Pascal Péron · Méditations ignatiennes CVX — 2024 · diffusé en avr. 2024
🎧 Écouter sur Radio Grand Ciel📖 Ce texte à la messe : Lu récemment : Mardi 14 avril 2026 · mardi, 2ᵉ sem. Pâques (paire)
En bref : En ce dimanche de la Miséricorde, vous méditez la première communauté des croyants qui n'avait qu'un seul cœur et une seule âme. Vous écoutez deux fois ce passage des Actes, vous laissez battre le cœur vivant de l'Église, puis vous vous tournez vers le Père pour lui demander ce que vous pouvez, à votre tour, déposer à ses pieds.
Bonjour à tous. Pascal et moi-même, Élisabeth, sommes très heureux de vous retrouver pour une nouvelle émission.
Se préparer
Dimanche prochain, deuxième dimanche de Pâques, avec toute l'Église, nous rendrons grâce pour la miséricorde de Dieu, source de charité et d'amour. En Jésus le Christ, nous pouvons la contempler.
J'ouvre maintenant mon cœur à cette présence. Pour m'y aider, la communauté de Taizé chante « Ubi Caritas ».
Le texte : Actes 4, 32-35
J'écoute une première fois le texte de ce jour, dans les Actes au chapitre 4.
La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme. Et personne ne disait que ces biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun.
C'est avec une grande puissance que les apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et une grâce abondante reposait sur eux tous.
Aucun d'entre eux n'était dans l'indigence, car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons les vendaient, et ils apportaient le montant de la vente pour le déposer aux pieds des apôtres. Puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.
Au cœur du texte
Au cœur du texte, ce sur quoi tout s'appuie : la foi en Jésus ressuscité et la grâce qui surabonde. Comme l'écrit Raphaël Buys, l'Église n'est pas une organisation, mais un organisme. Une organisation a besoin de chef, a besoin de maître. Un organisme, le corps vivant de l'Église, a besoin d'un cœur qui bat. Je l'entends battre. Je l'entends battre ici, et je rends grâce.
Une multitude de croyants, mais un seul cœur et une seule âme. En Jean 17, à la fin du dernier repas, le Christ prie son Père : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. » Avoir la nostalgie de cette première Église qui semble idéale serait vain. À nous de recoudre sans cesse ce qui sépare, ce qui déchire, ce qui défigure.
Le don de nos richesses réjouit le cœur de Dieu, certes, mais plus encore, sans doute, le don de nous-mêmes. En relisant ces dernières semaines : qu'ai-je pu offrir, mais aussi qu'ai-je pu recevoir d'essentiel, qui s'inscrivent sur mon chemin d'éternité ?
Écouter une seconde fois
J'écoute une seconde fois le texte, en me laissant toucher peut-être par l'élan, la fraîcheur, l'absolu joyeux de cette toute jeune Église.
La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme. Et personne ne disait que ces biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun.
C'est avec une grande puissance que les apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et une grâce abondante reposait sur eux tous.
Aucun d'entre eux n'était dans l'indigence, car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons les vendaient, et ils apportaient le montant de la vente pour le déposer aux pieds des apôtres. Puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.
Le colloque
Avec le même élan que celui de nos aînés dans la foi, je me tourne vers le Père. Je lui demande ce que je peux, à mon tour, déposer à ses pieds, pour qu'il le distribue largement. Et je rassemble tout ce temps par un Notre Père.
Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal. Amen.
Merci à tous, très belle semaine et à bientôt.
Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.