Lumière du matin de Pâques
📖 Méditation du dimanche · Mc 16, 1-7
Élisabeth et Pascal Péron · Méditations ignatiennes CVX — 2024 · diffusé en mars 2024
🎧 Écouter sur Radio Grand CielEn bref : Vous êtes invité à prier avec les femmes qui, de grand matin, découvrent le tombeau ouvert. En laissant travailler votre imagination, vous entrez dans la scène, vous entendez l'annonce inouïe de la résurrection et vous demandez au Christ de nommer la pierre qui vous enferme encore. Une contemplation pour préparer votre cœur à la joie, au cœur même de la Semaine sainte.
Se préparer
Aujourd'hui, nous vous proposons de prier ensemble à partir d'une des lectures qui seront faites lors de la veillée pascale prochaine. Et déjà, au cœur même de la Semaine sainte, je peux préparer mon cœur à la joie. En me posant, en respirant calmement, j'ouvre mon être à sa présence, à son souffle de vie.
Pour nous aider à entrer dans la joie de Pâques, nous pouvons écouter l'Exultet de la communauté du Chemin Neuf.
L'Église mère, parée de sa splendeur, entend vibrer dans ce lieu saint l'acclamation de tout un peuple. […] Il répandit son sang pour laver le péché d'Adam, il efface la condamnation et s'offre pour notre salut.
Le texte : Marc 16, 1-7
Le sabbat terminé, Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus.
De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau dès le lever du soleil. Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager l'entrée du tombeau ? »
Levant les yeux, elles s'aperçoivent qu'on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande.
En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de frayeur. Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées. Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié ? Il est ressuscité : il n'est pas ici. Voici l'endroit où on l'avait déposé. Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : "Il vous précède en Galilée. Là, vous le verrez, comme il vous l'a dit." »
Entrer dans la scène
En usant de mon imagination, et c'est un vrai cadeau de Dieu, je me mets en marche, à la suite de ces femmes. Comme elles, j'ignore ce qui m'attend en ce matin. J'avance avec mes désirs, mes questions, mes craintes, mes tristesses.
Avec elles, j'arrive au tombeau et vois que la pierre a été roulée. Qu'est-ce qui m'habite, alors ? Avec elles, j'entre, je regarde, j'entends l'annonce inouïe : il n'est plus ici, il est ressuscité. Et j'ai à l'annoncer à mes frères. En quoi puis-je être, à mon tour, un témoin de la résurrection ?
À la lumière de ce matin de Pâques, je peux, si je le souhaite, demander au Christ ressuscité de m'aider à reconnaître, à nommer la pierre qui, peut-être, m'enferme encore. Je le prie, le supplie, en confiance.
(Temps de silence.)
La relecture
C'est maintenant le temps de la relecture de ce texte, au cours de laquelle je peux, peut-être, accueillir plus particulièrement les paroles de ce jeune homme vêtu de blanc. Quelle est celle qui, pour moi, fait Pâques, fait passage, aujourd'hui ?
Le sabbat terminé, Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus.
De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau dès le lever du soleil. Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager l'entrée du tombeau ? »
Levant les yeux, elles s'aperçoivent qu'on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande.
En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de frayeur. Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées. Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié ? Il est ressuscité : il n'est pas ici. Voici l'endroit où on l'avait déposé. Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : "Il vous précède en Galilée. Là, vous le verrez, comme il vous l'a dit." »
(Temps de silence.)
Le colloque
À présent, je me tourne vers le Seigneur et, pour lui parler comme un ami le ferait avec son ami, je lui rends grâce pour cette lumière du jour de Pâques, elle qui brille sur nos vies, parfois de façon éclatante, parfois de façon si fragile, si discrète. Avec mes propres mots, je lui dis mon désir d'avancer à la clarté de son visage.
Pour conclure ce temps, quelques mots de Véronique Margron :
Il nous faut revenir, sans se lasser, à sa parole de relèvement. Là est l'avenir que le tombeau n'a pu garder. Oui, lève-toi, ma bien-aimée, la pluie a cessé, les fleurs sont apparues sur notre terre. Lève-toi et va. Christ est vraiment ressuscité.
Merci pour ce temps partagé, et à tous une très belle fête de Pâques.
Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.