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Chanter le Seigneur en terre étrangère

📖 Méditation du dimanche · 4e dimanche de Carême, année B · Ps 136

Pascal et Élisabeth · Enseignements et témoignages · diffusé en mars 2024

🎧 Écouter sur Radio Grand Ciel

📖 Ce texte à la messe : Lu récemment : Vendredi 26 juin 2026 · vendredi, 12ᵉ sem. ordinaire (paire)

En bref : Vous priez avec le psaume 136, ce chant de l'exil à Babylone entendu ce 4e dimanche de Carême, dimanche de la joie. Pascal et Élisabeth vous invitent à reconnaître vos propres exils et, à l'école d'Ignace de Loyola, à demeurer dans la confiance en faisant mémoire des consolations reçues. Un temps de silence puis un cœur à cœur avec le Seigneur concluent cette méditation.

Se préparer

Bonjour à tous. Pascal et Élisabeth sont heureux de vous retrouver pour votre émission. Nous prierons aujourd'hui avec le psaume 136, que nous entendrons dimanche prochain. Ce quatrième dimanche de Carême est celui de la joie.

Je prends le temps de me poser devant le Seigneur. Qu'il m'aide à accueillir la joie promise. Et si je me sens, moi aussi, comme en exil, en terre étrangère, permets, Seigneur, que je fasse mémoire de ce qui m'a fait vivre.

Pour entrer dans ce temps de prière, nous écoutons la version chantée du psaume par le groupe Yom : « Comment chanter un chant du Seigneur sur une terre étrangère ? »

Le texte : Psaume 136

Que ma langue s'attache à mon palais, si je perds ton souvenir.

Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de Sion ; aux saules des alentours nous avions pendu nos harpes.

C'est là que nos vainqueurs nous demandèrent des chansons, et nos bourreaux, des airs joyeux : « Chantez-nous, disaient-ils, quelque chant de Sion. »

Comment chanterions-nous un chant du Seigneur sur une terre étrangère ? Si je t'oublie, Jérusalem, que ma main droite m'oublie !

Je veux que ma langue s'attache à mon palais si je perds ton souvenir, si je n'élève Jérusalem au sommet de ma joie.

Je médite

Les bouches, comme les harpes, se taisent. C'est le temps du silence à Babylone, lieu d'exil en terre étrangère, ennemie. L'ennemi, c'est ce qui peut m'exiler parfois loin de la vie que Dieu désire pour moi. Qu'est-ce qui me conduit sur cette route ? Je médite cela.

(Temps de silence.)

Tout oppose ces deux lieux, Jérusalem et Babylone : joie et louange d'un côté, tristesse et silence de l'autre. Et dans nos vies, n'allons-nous pas souvent de l'un à l'autre ? Pourtant, le Christ nous veut libres et confiants. Où en suis-je en ce moment ?

Ignace de Loyola nous enseigne qu'en période de désolation, il nous faut demeurer dans la confiance, mettre en œuvre notre volonté, nous ancrer dans la prière et faire mémoire des consolations reçues. Le peuple hébreu nous en donne ici un bel exemple.

Je contemple

Maintenant, j'écoute une nouvelle fois le psaume, en me faisant attentif au mouvement intérieur qui le traverse.

Que ma langue s'attache à mon palais, si je perds ton souvenir.

Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de Sion ; aux saules des alentours nous avions pendu nos harpes.

C'est là que nos vainqueurs nous demandèrent des chansons, et nos bourreaux, des airs joyeux : « Chantez-nous, disaient-ils, quelque chant de Sion. »

Comment chanterions-nous un chant du Seigneur sur une terre étrangère ? Si je t'oublie, Jérusalem, que ma main droite m'oublie !

Je veux que ma langue s'attache à mon palais si je perds ton souvenir, si je n'élève Jérusalem au sommet de ma joie.

(Temps de silence.)

Le colloque

Maintenant, c'est le temps du cœur à cœur. Je peux me tourner vers Celui qui a marché sur tous nos chemins.

Viens, Seigneur, viens rejoindre chacun dans son propre exil. Viens visiter ceux qui pleurent. Viens raviver la joie.

Prière finale

Pour conclure ce temps de méditation, avec Ignace de Loyola, nous pouvons prier.

Prends, Seigneur, et reçois toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté, tout ce que j'ai et tout ce que je possède. C'est toi qui m'as tout donné. À toi, Seigneur, je le rends. Tout est à toi. Dispose-en selon ton entière volonté. Donne-moi seulement de t'aimer et donne-moi ta grâce. Elle seule me suffit. Amen.

Merci d'avoir partagé ce temps. À bientôt, et très belle semaine.

Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.