Jour 353 ☼ — Former les cœurs, garder la foi
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Résumé : Cet épisode ouvre le cycle des lettres pastorales : Paul, toujours en prison, écrit désormais non plus à des Églises mais à des disciples, Timothée et Tite, sur qui il mise pour la relève. Après la lecture des deux premiers chapitres de la première lettre à Timothée, le frère Paul-Adrien explique la distinction entre volonté antécédente et volonté conséquente de Dieu — Dieu veut que tous les hommes soient sauvés sans prédestiner personne à l'enfer —, revient sur le verset de l'unique médiateur et sur celui de la femme « sauvée en devenant mère », replacé dans le contexte encratiste d'Éphèse. Il aborde enfin longuement la question de l'homosexualité, en distinguant la sensibilité, qui n'est pas un péché, et l'acte, et en proposant l'amitié comme véritable modèle chrétien d'épanouissement affectif. L'épisode se termine par quatre versets du livre des Proverbes sur « cette génération ».
Introduction
Notre secours est dans le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre.
Malgré les apparences, nous sommes toujours en train de dérouler la vie de saint Paul. Il était en prison, on a lu ce qu'on appelle les lettres de captivité, nous les avons terminées. On va quand même rester avec Paul quelque temps en prison, parce qu'il va continuer d'écrire des lettres qu'on ne va plus appeler des lettres de captivité, même s'il reste en prison, mais qu'on va appeler des lettres pastorales. Parce que dans ces lettres, Paul ne va plus s'adresser à des Églises en général, mais à des disciples en particulier.
Paul commence à entrevoir la fin de son ministère. L'enjeu est simple : former maintenant la nouvelle génération de pasteurs chrétiens qui va prendre la relève. D'où ce titre de lettres pastorales, qui vont être adressées à deux disciples en particulier, Timothée et Tite. C'est sur eux que Paul mise tout. Ce sont des lettres extrêmement touchantes. Vous verrez Paul se livrer comme il ne s'est jamais livré encore.
Bon, on va commencer avec la première lettre à Timothée. Timothée, on l'avait déjà vu apparaître dans les Actes des Apôtres et j'avais attiré votre attention sur lui, c'était Actes 16. Paul l'avait rencontré au cours du deuxième voyage missionnaire. Il était juif par sa mère — et donc Paul l'avait fait circoncire — mais grec par son père. C'était le pont parfait entre les deux mondes que Paul essayait de réconcilier.
Paul va s'attacher à lui. Il va le prendre dans ses missions, et Timothée va devenir une sorte d'homme de confiance que Paul va envoyer dans les situations délicates. On l'avait vu, c'était lui que Paul avait envoyé aux Thessaloniciens. On l'avait vu encore, c'était lui que Paul avait envoyé aux Corinthiens — mission combien périlleuse et délicate. Et dans cette lettre, vous allez apprendre que maintenant, Paul l'envoie à Éphèse. Encore Éphèse ! On ne s'en sort plus de cette ville que je ne présente plus. Mais ça vous montre la confiance que Paul avait dans Timothée, parce qu'on n'envoie pas à Éphèse n'importe qui.
Dans cette lettre, Paul va essayer de le réconforter. Il va lui dire : courage mon petit bichon, arrête de te poser trop de questions, affermis ton autorité. Une tradition notable — Eusèbe de Césarée, c'est pas rien — une tradition rapporte que Timothée aurait été le premier évêque de cette grande Église d'Éphèse.
Nous voyons le vieux Paul donner des conseils à la jeunesse.
Lecture : 1 Timothée 1-2
Paul, apôtre du Christ Jésus par ordre de Dieu notre Sauveur et du Christ Jésus notre espérance, à Timothée, mon véritable enfant dans la foi : à toi la grâce, la miséricorde et la paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Seigneur.
Comme je te l'ai recommandé en partant pour la Macédoine, reste à Éphèse pour interdire à certains de donner un enseignement différent ou de s'attacher à des récits mythologiques et à des généalogies interminables. Cela ne porte qu'à de vaines recherches plutôt qu'au dessein de Dieu qu'on accueille dans la foi. Le but de cette interdiction, c'est l'amour, la charité qui vient d'un cœur pur, d'une conscience droite et d'une foi sans détour.
Pour s'être écarté de ce chemin, certains se sont tournés vers des discours inconsistants. Ils veulent passer pour des spécialistes de la loi, alors qu'ils ne comprennent ni ce qu'ils disent, ni ce dont ils se portent garants.
Or, nous savons que la loi est bonne, à condition d'en faire un usage légitime. Car on le sait bien, une loi ne vise pas l'homme juste, mais les sans-loi et les insoumis, les impies et les pécheurs, les sacrilèges et les profanateurs, les parricides et matricides et autres meurtriers, débauchés, sodomites, trafiquants d'êtres humains, menteurs, parjures, et tout ce qui s'oppose à l'enseignement de la saine doctrine. Voilà ce qui est conforme à l'Évangile qui m'a été confié, celui de la gloire du Dieu bienheureux.
Je suis plein de gratitude envers celui qui me donne la force, le Christ Jésus notre Seigneur, car il m'a estimé digne de confiance lorsqu'il m'a chargé du ministère, moi qui étais autrefois blasphémateur, persécuteur, violent. Et il m'a fait miséricorde, car j'avais agi par ignorance, n'ayant pas encore la foi. Et la grâce de notre Seigneur a été encore plus abondante, avec la foi et avec l'amour qui est dans le Christ Jésus.
Voilà une parole digne de foi et qui mérite d'être accueillie sans réserve : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, et moi, je suis le premier des pécheurs. Et s'il m'a été fait miséricorde, c'est afin qu'en moi, le premier, le Christ Jésus montre toute sa grâce. Il montre toute sa patience, pour donner un exemple à ceux qui devaient croire en lui en vue de la vie éternelle.
Ô roi des siècles, Dieu immortel, invisible et unique, honneur et gloire pour les siècles des siècles. Amen.
Et voici la consigne que je te transmets, Timothée, mon enfant, conformément aux paroles prophétiques jadis prononcées sur toi : livre ainsi la bonne bataille, en gardant la foi et une conscience droite. Pour avoir abandonné cette droiture, certains ont connu le naufrage de leur foi. Tels étaient Hyménée et Alexandre, que j'ai livrés à Satan pour leur apprendre à ne plus blasphémer.
J'encourage avant tout à faire des demandes, des prières, des intercessions et des actions de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d'État et tous ceux qui exercent l'autorité, afin que nous puissions mener notre vie dans la tranquillité et le calme, en toute piété et dignité. Cette prière est bonne et agréable à Dieu notre Sauveur, car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité.
En effet, il n'y a qu'un seul Dieu. Il n'y a aussi qu'un seul médiateur entre Dieu et les hommes, un homme, le Christ Jésus, qui s'est donné lui-même en rançon.
Ce n'est pas Adam qui a été trompé par le serpent : c'est la femme qui s'est laissée tromper et qui est tombée dans la transgression. Mais la femme sera sauvée en devenant mère, à condition de rester avec modestie dans la foi, la charité et la recherche de la sainteté.
Commentaire
Vous avez entendu cette phrase :
Comme je te l'ai recommandé en partant pour la Macédoine, reste à Éphèse.
C'est ce que je vous disais : Paul envoie Timothée à Éphèse pour qu'il soit le responsable de la communauté chrétienne locale.
Ensuite, Paul dit à Timothée : fais attention, parce que certaines personnes s'enfoncent dans des récits sans fin, dans des discussions interminables sur des généalogies qui ne veulent rien dire. Ça vous renvoie cette fois-ci à la lettre aux Colossiens, ce qu'on avait vu d'un milieu prégnostique chrétien. Vous retrouvez ici beaucoup de thèmes qu'on avait déjà vus.
Ah si, tiens, d'ailleurs, un verset extrêmement connu, extrêmement célèbre, que tout le monde cite et qui a eu beaucoup d'importance en théologie. Chapitre 2, verset 3 :
Cette prière est bonne et agréable à Dieu notre Sauveur, car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité.
Ça, c'est important, parce que ça veut dire que Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. Ça veut dire qu'il ne prédestine personne à l'enfer. Ça veut dire aussi qu'il donne à tout le monde les moyens d'être sauvés — parfois par des moyens qu'on ignore, parce que pour nous, la plénitude des moyens, c'est l'Évangile. Mais quand même, Dieu veut que tous les hommes puissent se prononcer.
Simplement, on dit que Dieu veut que tous les hommes soient sauvés : ça ne veut pas dire que Dieu va sauver tout le monde. Enfin, ce n'est pas de la magie, quoi. Dieu veut que tout le monde soit sauvé, et c'est ce qu'on appelle la volonté antécédente de Dieu. De toute éternité, Dieu veut sauver tout le monde. Et cette volonté, pour Dieu, c'est le début d'un dialogue, d'une histoire avec nous. Après, la balle est dans notre camp. C'est une invitation : Dieu nous tend la main, à nous de la saisir. Et de la manière dont nous répondons par la foi et la charité dépend notre salut. Et cette fois-ci, le jugement, le paradis et l'enfer, c'est ce qu'on appelle la volonté conséquente de Dieu : c'est-à-dire que Dieu a pris en compte notre réponse.
C'est très beau de dire ça, parce que ça permet à la fois d'être extrêmement optimiste sur le salut que Dieu offre à l'humanité, et en même temps, ça n'enlève pas la responsabilité humaine et la gravité de nos choix.
Je retourne à la lettre à Timothée. Mais vous voyez, comment ces simples petits versets en passant, l'immense portée qu'ils ont eue. Par exemple, là, il disait :
Il n'y a aussi qu'un seul médiateur entre Dieu et les hommes, un homme, le Christ Jésus.
Bon, ça aussi, c'est un verset qui a une histoire, parce qu'il est souvent utilisé dans le dialogue entre protestants et catholiques. Typiquement, les protestants vont le citer pour dire aux catholiques qu'ils n'ont pas le droit de prier les saints et les anges : c'est une atteinte faite à la médiation du Christ, unique médiateur. Et les catholiques répondent…
Tiens, un autre verset :
Mais la femme sera sauvée en devenant mère.
Ça, ça fait toujours partie de ces versets qui, quand on les lit superficiellement, paraissent effroyablement bizarres, voire sexistes. En fait, quand on les remet dans le contexte, ça veut dire exactement le contraire. C'est parce qu'à Éphèse, il y avait des tendances qu'on appelle encratistes : il y avait une surenchère dans l'ascèse et dans l'abstinence sexuelle. Et là, en fait, Paul est en train de rappeler qu'une femme qui a des enfants, c'est bien. Ce n'est pas parce qu'on a des rapports sexuels qu'on va aller en enfer. Eh oui, parce qu'il y en a qui le pensent — plus vraiment maintenant, au XXIe siècle, mais jusqu'au XXe siècle, il y en a eu pas mal, en fait. Et l'Église catholique, c'est assez bizarre, mais l'Église catholique était considérée plutôt comme laxiste en termes sexuels. Alors, ça fait bizarre de dire ça au XXIe siècle, n'empêche que c'est vrai au niveau de l'histoire.
Alors tiens, puisqu'on est dans les sujets compliqués et délicats, il y en avait encore un dernier qu'il fallait qu'on ouvre, et ce sera la question de l'homosexualité. Oh, mais oui, il faut en parler. C'était juste inséré là, dans l'adresse à Timothée, mais enfin, il était là.
Alors, je ne vous ai pas parlé de l'homosexualité pendant Sodome et Gomorrhe, parce que c'était au tout début du podcast « La Bible en un an » et que je n'avais pas envie de perdre tout le monde. Je ne vous en ai pas parlé pendant la lettre aux Romains, parce que ça aurait gâché cette lecture géniale, magistrale. Donc j'en parle là. Ce n'est pas forcément le meilleur endroit, mais enfin, il y a un moment donné, il faut bien en parler.
Je ne suis pas sûr que Paul soit au maximum de sa délicatesse psychologique quand il parle de l'homosexualité. C'est assez curieux, mais pour lui, ce n'est même pas un sujet. Pour lui, il faut le dire de manière claire, l'homosexualité fait partie de la dépravation sexuelle. Si jamais je disais le contraire, je vous mentirais, et pas de ça entre nous.
Bon, on se calme. Et maintenant, on reprend les choses gentiment. Je rappelle — même si à chaque fois ça m'arrache la bouche de le dire, tellement j'adore Paul — je rappelle quand même que Paul, malgré la vive affection que j'ai pour lui, n'est pas le sommet de la révélation. Donc il y a des choses, de temps en temps, où il est un peu trop rapide. Je pense qu'on peut au moins dire ça.
On est plus sensible au XXIe siècle qu'à l'époque de Paul. Ça, à la limite, on ne peut pas trop lui en vouloir : avec l'essor des sciences sociales, humaines et même biologiques, de tout ce qu'on pourrait appeler les déterminismes, il y a des personnes qui ne sont pas maîtresses de leur affection et qui sont attirées par des personnes de même sexe qu'elles. Et ce n'est pas de leur faute. On ne maîtrise pas sa sensibilité. Alors après, on peut la cultiver dans tel ou tel sens, mais le mouvement premier de la sensibilité n'est pas de l'ordre moral, il n'y a pas encore la liberté qui est engagée dedans. Ça, c'est ce que vous dit l'Église catholique. Elle vous dit que le fait d'être attiré par un homme quand on est un homme, ou par une femme quand on est une femme, ce n'est pas un péché. Donc, dire ça, déjà, ça va obliger à un peu plus de délicatesse que Paul n'en a, pour dire les choses avec euphémisme.
L'autre chose, c'est que derrière cette question de l'homosexualité se cache une autre question, en fait, qui à mon avis est beaucoup plus importante, qui est celle de l'épanouissement affectif. En fait, le problème, c'est que quand on dit aux gens « non, l'homosexualité, c'est un péché », les gens ont l'impression qu'on les condamne à une misère affective, parce qu'on va leur dire de quitter tous les liens qu'ils ont. Et à mon avis, elle est là, la vraie question. Tant qu'on n'a pas adressé la question de l'épanouissement affectif des gens, on ne peut pas, de manière décente, adresser cette question de l'homosexualité. On ne peut pas condamner les gens au malheur. Ce n'est pas ça, le christianisme. Donc, il faut leur proposer un autre modèle.
Et alors là, pour le coup, un coup à gauche, un coup à droite : autant pour ces questions de sensibilité, de délicatesse, on a une longueur d'avance par rapport à Paul, autant sur ces questions d'épanouissement affectif, c'est Paul qui n'a pas une longueur d'avance, mais qui a trois kilomètres d'avance sur nous. Parce que nous, en gros, au XXIe siècle, c'est quoi l'unique modèle d'épanouissement affectif qu'on propose ? Eh bien, c'est la vie conjugale, c'est le mariage. C'est quand même fou, hein. On est dans une époque qui à la fois croit le moins dans le mariage — il y a plus d'un mariage sur deux qui termine en divorce — et en même temps où on n'envisage pas autre chose qu'un épanouissement affectif dans le domaine sexuel et conjugal. On est d'une pauvreté affective affligeante. Et ça vient faire caisse de résonance avec cette question sur l'homosexualité. Et c'est pour ça qu'on ne s'en sort plus.
Alors maintenant, je reprends, j'ai l'impression de me répéter, mais c'est une des raisons pour lesquelles je n'arrête pas de vous parler de l'amitié. L'amitié, c'est tellement sous-coté qu'on se prive de la solution. Je le redis : le modèle chrétien de l'épanouissement affectif, ce n'est pas la conjugalité. Eh oui, c'est l'amitié. Jésus a dit : « Je ne vous appelle plus serviteurs, mais amis. » Et la preuve : c'est quoi, un mariage réussi ? Un mariage réussi, c'est quand votre conjoint devient votre meilleur ami. Et nous, en fait, au XXIe siècle, on prend ça dans le sens inverse : c'est quand votre meilleur ami devient votre conjoint. Et on voit bien là tout le court-circuit qui a eu lieu.
Il y a une mystique de l'amitié. Il peut y avoir des amitiés passionnées, fortes, j'allais dire même quasiment exclusives. On se souvient de David qui disait à Jonathan : « Ton amour pour moi est meilleur que celui des femmes. » Au Moyen Âge, saint Thomas d'Aquin disait que la charité, la tendresse, culminait dans l'amitié, qui impliquait une réciprocité d'affection et une vie commune. Enfin voilà, il y a des petites amitiés, il y a des grandes amitiés, et il y a des amitiés extraordinaires. Aristote vous dit : « L'amitié, c'est une âme en deux corps. » Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise de plus ?
Ce que l'Église vous dit, c'est que si vous interprétez votre attirance du côté de l'amitié, pour la purifier et l'emmener vers des terrains que vous seuls connaîtrez, eh bien bravo, 20 sur 20, quitte à ce que vous viviez ensemble. On peut tout à fait vivre ensemble sans avoir forcément de relation sexuelle. Et vous voyez que là, on adresse la question de l'affectivité. On n'est pas en train de dire aux gens : « quittez les personnes pour qui vous avez de l'affection. » Au contraire, cultivez ça, si jamais même vous voulez vivre avec. Vivre avec, c'est toujours un peu dangereux, parce qu'il faut faire attention jusqu'où on va, jusqu'où on ne va pas. Donc ce n'est pas forcément ce que je conseillerais, mais on vous fait confiance.
Mais si maintenant vous interprétez ça du côté de la sexualité, l'Église vous dit que vous faites fausse route, que vous vous trompez, que c'est un péché. Parce que l'homosexualité, en termes de sexualité, c'est une sexualité incomplète, stérile, qui ne peut pas donner la vie, qui n'a pas été bénie par Dieu par la fécondité. Ben… c'est vrai, quoi. C'est tout ce que ça veut dire. Point.
Vous savez, quand vous allez voir un curé pour lui dire que vous avez des problèmes… on a compris que la vie était difficile et qu'on faisait ce qu'on pouvait. On en est tous là. On trouvera des solutions. Donc évitons de faire de ces questions-là des questions mondaines, profanes. Abordons ces questions-là sans stress, sans jugement cassant. Et puis on avance ensemble.
Et maintenant, livre des Proverbes.
Proverbes 30,11-14
Quelle génération ! Ils maudissent leur père et ne bénissent pas leur mère.
Quelle génération ! Ils se croient purs et ne balaient pas devant leur porte.
Quelle génération ! Ils prennent un air supérieur et vous regardent de haut.
Quelle génération ! Ils ont des dents comme des épées, des mâchoires comme des scies, pour dévorer les pauvres du pays, retrancher les malheureux d'entre les humains.