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Jour 360 ☾ — Les trompettes : Dieu avertit pour sauver

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Résumé : Après le septième sceau, sept anges se tiennent debout avec des trompettes : le frère Paul-Adrien lit d'un seul tenant les chapitres 8 à 11 de l'Apocalypse pour ne pas casser la série. Il donne d'avance la clé de lecture — quatre trompettes, puis deux, puis un interlude, puis la dernière — et invite l'auditeur à repérer lui-même cette structure. Le commentaire distingue les quatre catastrophes extraordinaires qui détruisent chacune un tiers, les deux fléaux humains (sauterelles démoniaques et cavaliers), l'interlude du petit livre et des deux témoins, et la septième trompette qui remet le règne à l'Agneau. Les trompettes ne détruisent pas : elles avertissent, et malgré Rome le règne appartient déjà au Christ.

Introduction

Livre de l'Apocalypse. La dernière fois, on avait vu, avec le septième sceau, sept anges se mettre en place avec des trompettes. On est parti pour une nouvelle série de sept : on va faire retentir ces trompettes. On retrouvera la même structure que dans le premier cycle — c'est pour ça que je suis content d'avoir passé du temps dessus : quatre, plus deux, plus un interlude, plus la dernière trompette.

Donc écoutez, ça, je vous le donne en exercice de lecture, et moi je reprends dans les commentaires pour voir si vous avez réussi à décrypter cette structure. Quatre, plus deux, plus un interlude, plus la dernière trompette, OK ? Bonne écoute.

Lecture : Apocalypse 8-11

Et j'ai vu les sept anges qui se tiennent devant Dieu. Il leur fut donné sept trompettes.

Un autre ange vint se placer près de l'autel. Il portait un encensoir d'or. Il lui fut donné quantité de parfums pour les offrir avec les prières de tous les saints sur l'autel d'or qui est devant le trône. Et par la main de l'ange monta devant Dieu la fumée des parfums avec les prières des saints. Puis l'ange prit l'encensoir et le remplit du feu de l'autel, et il le jeta sur la terre. Il y eut des coups de tonnerre, des fracas, des éclairs et des tremblements de terre.

Puis les sept anges qui avaient les sept trompettes se préparèrent à en sonner.

Le premier sonna de la trompette. Il y eut de la grêle et du feu mêlés de sang, qui furent jetés sur la terre. Et le tiers de la terre brûla, le tiers des arbres brûlèrent, toute l'herbe verte brûla.

Le deuxième ange sonna de la trompette. Et dans la mer fut jeté comme une grande montagne embrasée. Et le tiers de la mer fut changé en sang. Dans la mer, le tiers des créatures vivantes mourut, et le tiers des bateaux fut détruit.

Le troisième ange sonna de la trompette. Et du ciel tomba une grande étoile qui flambait comme une torche. Elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux. L'étoile se nomme Absinthe. Et le tiers des eaux devint de l'absinthe. Beaucoup de gens moururent à cause des eaux devenues amères.

Le quatrième ange sonna de la trompette. Le tiers du soleil fut frappé, et le tiers de la lune, et le tiers des étoiles. Puisque chacun d'entre eux fut obscurci d'un tiers, le jour perdit le tiers de sa clarté, et même la nuit.

Alors j'ai vu, et j'entendis un aigle qui volait en plein ciel, disant d'une voix forte : « Malheur ! Malheur ! Malheur ! » pour ceux qui habitent la terre, car la trompette doit encore retentir quand les trois anges sonneront.

Le cinquième ange sonna de la trompette. Et j'ai vu une étoile qui était tombée du ciel sur la terre. C'est à elle que fut donnée la clé du puits de l'abîme. Elle ouvrit le puits de l'abîme, et du puits monta une fumée comme celle d'une grande fournaise. Le soleil et l'air furent obscurcis par la fumée du puits, et de la fumée sortirent vers la terre des sauterelles. Un pouvoir leur fut donné, pareil au pouvoir des scorpions de la terre. Il leur fut dit de ne pas faire de mal à l'herbe de la terre, ni à la verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes, ceux qui n'ont pas sur le front la marque du sceau de Dieu. Il leur fut donné non pas de tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois, d'un tourment comme celui qu'inflige le scorpion quand il pique un homme. En ces jours-là, les hommes chercheront la mort et ne la trouveront pas. Ils désireront mourir, et c'est la mort qui les fuira.

Ces sortes de sauterelles ressemblent à des chevaux équipés pour la guerre. Elles ont comme des couronnes d'or sur la tête, et un visage comme un visage humain. Elles ont des cheveux comme des cheveux de femme, mais leurs dents sont comme celles des lions. Elles ont des poitrails comme des cuirasses de fer, et le bruit de leurs ailes est comme celui de chars à plusieurs chevaux courant au combat. Elles ont des queues comme des scorpions, et des dards venimeux. Dans leurs queues se trouve le pouvoir de faire du mal aux hommes pendant cinq mois. Et elles ont pour roi l'ange de l'abîme, qui se nomme en hébreu Abaddon, et en grec Apollyon, c'est-à-dire destructeur.

Le premier malheur est passé. Voici que deux malheurs vont encore arriver.

Le sixième ange sonna de la trompette, et j'entendis une voix venant des quatre cornes de l'autel d'or qui est devant Dieu. Elle disait au sixième ange qui avait la trompette : « Libère les quatre anges qui sont enchaînés au bord de l'Euphrate, le grand fleuve. » Alors aussitôt furent libérés les quatre anges qui étaient prêts pour cette heure, ce jour, ce mois, cette année, afin de tuer le tiers de l'humanité. Et les troupes de cavalerie comptaient deux myriades de myriades. J'ai entendu ce nombre.

Ainsi, dans ma vision, j'ai vu les chevaux et ceux qui les montaient. Ils ont des cuirasses couleur de feu, de hyacinthe et de soufre. Les têtes des chevaux sont comme des têtes de lion. De leur bouche sortent du feu, de la fumée, du soufre. Le tiers de l'humanité fut tué par ces trois fléaux : le feu, la fumée et le soufre qui sortaient de leur bouche. Car le pouvoir des chevaux se trouve dans leur bouche, et aussi dans leur queue. En effet, celles-ci sont semblables à des serpents, et elles ont des têtes qui font du mal.

Et le reste des hommes, ceux qui n'avaient pas été tués par ces fléaux, ne se sont pas convertis, ne renonçant pas aux œuvres de leurs mains. Ils n'ont pas cessé de se prosterner devant les démons, les idoles d'or, d'argent, de bronze, de pierre et de bois, qui ne peuvent pas voir, ni entendre, ni marcher. Ils ne se sont pas convertis, ne renonçant ni à leurs meurtres, ni à leurs sortilèges, ni à leur débauche, ni à leurs vols.

Et j'ai vu un autre ange plein de force descendre du ciel, ayant une nuée pour manteau et sur la tête un halo de lumière. Son visage était comme le soleil, et ses jambes comme des colonnes de feu. Il tenait à la main un petit livre ouvert. Il posa le pied droit sur la mer et le gauche sur la terre, et il cria d'une voix forte comme un lion qui rugit. Et quand il cria, les sept tonnerres parlèrent, faisant résonner leur voix. Et quand les sept tonnerres eurent parlé, j'allais me mettre à écrire, mais j'entendis une voix venant du ciel qui disait : « Ce que viennent de dire les sept tonnerres, garde-le scellé, ne l'écris pas. »

Et l'ange que j'avais vu debout sur la mer et sur la terre leva la main droite vers le ciel. Il fit un serment par celui qui est vivant pour les siècles des siècles, celui qui a créé le ciel et tout ce qu'il contient, la terre et tout ce qu'elle contient, la mer et tout ce qu'elle contient. Il déclara : « Du temps, il n'y en aura plus. Dans les jours où retentira la voix du septième ange, quand il sonnera de la trompette, alors se trouvera accompli le mystère de Dieu, selon la bonne nouvelle qu'il a annoncée à ses serviteurs les prophètes. »

Et la voix que j'avais entendue venant du ciel me parla de nouveau et me dit : « Va prendre le livre ouvert dans la main de l'ange qui se tient debout sur la mer et sur la terre. » Je m'avançai vers l'ange pour lui demander de me donner le petit livre. Il me dit : « Prends et dévore-le. Il remplira tes entrailles d'amertume, mais dans ta bouche il sera doux comme le miel. » Je pris le petit livre de la main de l'ange et je le dévorai. Dans ma bouche, il était doux comme le miel, mais quand je l'eus mangé, il remplit mes entrailles d'amertume. Alors on me dit : « Il te faut de nouveau prophétiser sur un grand nombre de peuples, de nations, de langues et de rois. »

Puis il me fut donné un roseau, une sorte de règle, avec cette parole : « Lève-toi, mesure le sanctuaire de Dieu, l'autel et ceux qui s'y prosternent. Mais la cour au-dehors du sanctuaire, tiens-la en dehors, ne la mesure pas, car elle a été donnée aux nations. Ils fouleront aux pieds la ville sainte pendant quarante-deux mois, et je donnerai à mes deux témoins de prophétiser, vêtus de toile à sac, pendant mille deux cent soixante jours. »

Ce sont eux, les deux oliviers, les deux chandeliers, qui se tiennent devant le Seigneur de la terre. Si quelqu'un veut leur faire du mal, un feu jaillit de leur bouche et dévore leurs ennemis. Oui, celui qui voudra leur faire du mal, c'est ainsi qu'il doit mourir. Ces deux témoins ont le pouvoir de fermer le ciel pour que la pluie ne tombe pas pendant les jours de leur prophétie. Ils ont aussi le pouvoir de changer l'eau en sang et de frapper la terre de toutes sortes de fléaux, aussi souvent qu'ils le voudront.

Mais quand ils auront achevé leur témoignage, la bête qui monte de l'abîme leur fera la guerre, les vaincra et les fera mourir. Leur cadavre reste sur la place de la grande ville qu'on appelle au sens figuré Sodome et l'Égypte, là où leur Seigneur aussi a été crucifié. De tous les peuples, tribus, langues et nations, on vient regarder leur cadavre pendant trois jours et demi, sans qu'il soit permis de les mettre au tombeau. Les habitants de la terre s'en réjouissent. Ils sont dans la joie. Ils échangent des présents. Ces deux prophètes, en effet, avaient causé bien du tourment aux habitants de la terre.

Mais après ces trois jours et demi, un souffle de vie venu de Dieu entra en eux, et ils se dressèrent sur leurs pieds. Une grande crainte tomba sur ceux qui les regardaient. Alors les deux témoins entendirent une voix forte venant du ciel qui leur disait : « Montez jusqu'ici ! » Et ils montèrent au ciel, dans la nuée, sous le regard de leurs ennemis. Et à cette heure-là, il y eut un grand tremblement de terre. Le dixième de la ville s'écroula, et dans le tremblement de terre, sept mille personnes furent tuées. Les survivants furent saisis de crainte et rendirent gloire au Dieu du ciel.

Le deuxième malheur est passé. Voici que le troisième malheur vient sans tarder.

Le septième ange sonna de la trompette. Il y eut dans le ciel des voix fortes qui disaient : « Il est advenu dans le monde, le règne de notre Seigneur et de son Christ. C'est un règne pour les siècles des siècles. »

Et les vingt-quatre Anciens qui siègent sur leur trône en présence de Dieu, se jetant face contre terre, se prosternèrent devant Dieu en disant : « À toi nous rendons grâce, Seigneur Dieu, souverain de l'univers, toi qui es, toi qui étais. Tu as saisi ta grande puissance et pris possession de ton règne. Les nations s'étaient mises en colère ; alors ta colère est venue, et le temps du jugement pour les morts, le temps de récompenser les serviteurs, les prophètes et les saints, ceux qui craignent ton nom, les petits et les grands, le temps de détruire ceux qui détruisent la terre. »

Le sanctuaire de Dieu qui est dans le ciel s'ouvrit, et l'arche de son Alliance apparut dans le sanctuaire. Il y eut des éclairs, des fracas, des coups de tonnerre, un tremblement de terre et une forte grêle.

Commentaire

Alors oui, la lecture était longue, mais c'est ce que je vous disais : si on s'amuse à couper cette série des sept trompettes et qu'on en met un peu partout — aujourd'hui, demain — à la fin, on finit par être complètement perdu. C'est pour ça que j'ai passé du temps à vous l'introduire : quatre, plus deux, plus un interlude, plus le dernier. Et normalement, avec ça, même si jamais je n'ai pas le temps de bien commenter, vous n'êtes pas perdus.

Si je reprends avec vous pour voir si jamais vous y êtes arrivés : les quatre premières, c'étaient des catastrophes naturelles. Alors, il y a une petite différence par rapport à la dernière fois. Lors des quatre premiers sceaux, on avait vu quatre catastrophes, mais c'étaient quatre catastrophes, j'allais dire, qu'on peut tous constater. Ici, ce sont quatre trompettes, ce sont quatre catastrophes extraordinaires.

D'ailleurs, vous avez vu, petite gradation : à chaque fois, elles détruisent un tiers. Un tiers, c'est moins de la moitié, donc c'est juste une destruction partielle. Mais c'est déjà un peu plus qu'un quart, qui était la proportion du quatrième sceau de la dernière série. Bref, ça va crescendo, cette affaire.

En fait, les trompettes, ce sont des avertissements. Donc on y va, quoi : on avertit. Catastrophes extraordinaires. Si vous ne vous convertissez pas, ça va amener jusqu'à la destruction totale. Sauf que vous n'avez pas vu de gens se convertir, là. On avance.

Les trompettes cinq et six : les sauterelles démoniaques et les cavaliers. Ça, ce sont peut-être des allusions aux invasions barbares et aux Parthes. En tout cas, ce sont des catastrophes humaines, elles.

Puis ensuite, un interlude. Le petit livre : ça, c'est la mission prophétique, qui est amère. Et puis vous aviez les témoins. Ça veut dire que le but de l'Église, c'est de continuer de proclamer l'Évangile à travers les fléaux de ce monde.

Et de là, on est arrivé à la septième trompette, qui remet le règne à l'Agneau. Malgré Rome, le règne appartient déjà au Christ.

En bonus, et pour votre méditation, je vous laisse voir comment ces sept trompettes reprenaient les dix plaies d'Égypte.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Prière

Seigneur, tu fais sonner les trompettes de ton ciel, non pas pour détruire, mais pour avertir mon cœur. Quand la création est ébranlée et que les hommes se ferment, donne-moi de rester attentif à ton appel. Car ton règne vient, et déjà tes élus chantent. Qu'il te plaise, Seigneur, que mes prières montent devant toi comme l'encens devant ton trône.


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