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Livre des · 150 chapitres

Psaumes

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AELF · extrait lu à la messe du 2 juillet 2026

La messe n'en lit qu'une partie. Le passage complet est dans la Crampon ou la Segond.

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :

plus désirables que l’or,
qu’une masse d’or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.

— Ps 18,8-11 —
Commentaire

Ce passage est le sommet de la théologie baptismale paulinienne. Paul déploie le mystère du baptême comme participation réelle à la mort et à la résurrection du Christ : le verbe grec συνθάπτω (« être mis au tombeau avec ») exprime une véritable co-sépulture, non une simple imitation symbolique. Le baptême par immersion, pratiqué dans l'Église ancienne, rendait visible cette plongée dans la mort du Christ et cette émergence vers la vie nouvelle. L'« homme ancien » crucifié désigne le moi dominé par le péché ; le but est que nous menions une « vie nouvelle » (v. 4) — expression qui, à la Vigile, désigne à la fois la résurrection du Christ et l'existence sacramentelle des baptisés. Saint Jean Chrysostome (Homélie sur Rm, X) commente : « La mort du Christ est devenue notre mort, et sa résurrection notre résurrection. » Saint Augustin (De Baptismo, I) insiste sur le fait que ce n'est pas l'eau qui sauve, mais la grâce du Christ mort et ressuscité à laquelle l'eau nous unit. La conclusion — « vivants pour Dieu en Jésus Christ » — définit l'existence chrétienne entière comme participation permanente au mystère pascal, que la Vigile célèbre dans toute son intensité sacramentelle.