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Psaumes
Ce passage est le sommet de la théologie baptismale paulinienne. Paul déploie le mystère du baptême comme participation réelle à la mort et à la résurrection du Christ : le verbe grec συνθάπτω (« être mis au tombeau avec ») exprime une véritable co-sépulture, non une simple imitation symbolique. Le baptême par immersion, pratiqué dans l'Église ancienne, rendait visible cette plongée dans la mort du Christ et cette émergence vers la vie nouvelle. L'« homme ancien » crucifié désigne le moi dominé par le péché ; le but est que nous menions une « vie nouvelle » (v. 4) — expression qui, à la Vigile, désigne à la fois la résurrection du Christ et l'existence sacramentelle des baptisés. Saint Jean Chrysostome (Homélie sur Rm, X) commente : « La mort du Christ est devenue notre mort, et sa résurrection notre résurrection. » Saint Augustin (De Baptismo, I) insiste sur le fait que ce n'est pas l'eau qui sauve, mais la grâce du Christ mort et ressuscité à laquelle l'eau nous unit. La conclusion — « vivants pour Dieu en Jésus Christ » — définit l'existence chrétienne entière comme participation permanente au mystère pascal, que la Vigile célèbre dans toute son intensité sacramentelle.