Faire une retraite spirituelle
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« Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » — Mc 6, 31
Faire une retraite, c'est quitter pour quelques jours ses occupations ordinaires afin de se rendre disponible à Dieu : prier plus longuement, se taire, écouter. La démarche est ancienne et sa forme a beaucoup varié, du désert des premiers moines au week-end dans un centre spirituel ou au parcours suivi chez soi sur son téléphone. Cette page présente les principales formes, quelques repères pour choisir, et des adresses de réseaux dont l'activité a été vérifiée en septembre 2026.
Qu'est-ce qu'une retraite ?
Le mot dit l'essentiel : on se retire. Non pour fuir le monde, mais pour s'en éloigner un temps et y revenir autrement. On ne part pas en retraite pour apprendre quelque chose sur Dieu, comme dans une session de formation, mais pour lui laisser de la place.
Des racines bibliques
L'Écriture associe souvent le désert à la rencontre. Le prophète Osée fait dire au Seigneur, à propos de son peuple infidèle : « je vais l’entraîner jusqu’au désert, et je lui parlerai cœur à cœur » (Os 2, 16).
Jésus lui-même commence sa mission par un temps de retrait : « Aussitôt l’Esprit pousse Jésus au désert » (Mc 1, 12), où il reste quarante jours. Au cours de sa vie publique, il revient régulièrement à la solitude : « Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait » (Mc 1, 35) ; Luc note qu'il « se retirait dans les endroits déserts, et il priait » (Lc 5, 16). Et quand les Apôtres reviennent de leur première mission, fatigués, il les invite à se mettre à l'écart pour se reposer (Mc 6, 31, cité en tête de cette page). Le même évangile ajoute que la foule les devance : la retraite n'est pas une bulle hors du monde, elle y reconduit.
Pour la prière personnelle, Jésus recommande enfin : « Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret » (Mt 6, 6).
Les Pères du désert
À partir de la fin du IIIᵉ siècle, des chrétiens d'Égypte, de Palestine et de Syrie partent vivre au désert pour se consacrer à la prière. Le plus connu est saint Antoine (mort vers 356), dont Athanase d'Alexandrie a écrit la Vie. Leurs paroles, recueillies dans les Apophtegmes des Pères, reviennent souvent sur la solitude, le silence et la paix intérieure. Des disciples venaient les voir quelques jours pour leur demander une parole qui les aide à vivre : c'est déjà, en germe, la retraite accompagnée. Le monachisme, en Orient puis en Occident avec la Règle de saint Benoît, héritera de cette tradition et de l'accueil des hôtes.
Ignace et les « retraites fermées »
Au XVIᵉ siècle, les Exercices spirituels d'Ignace de Loyola donnent à la retraite sa forme moderne : une durée définie, un programme de prière, un accompagnateur. Ignace y explique qu'il est profitable, quand on le peut, de quitter sa maison et ses relations habituelles pour faire les Exercices dans un lieu à part (Exercices spirituels 20, la « vingtième annotation » ; les annotations sont les vingt remarques qui ouvrent le livre).
Au XVIIᵉ siècle, en Bretagne, l'idée devient institution. À Vannes, dans les années 1660-1670, le jésuite Vincent Huby, avec le prêtre Louis Eudo de Kerlivio, ouvre une maison réservée aux Exercices, où des hommes viennent faire quelques jours de retraite en commun, logés sur place ; vers 1674-1675, Catherine de Francheville en ouvre une pour les femmes. On parlera de retraites fermées. De ces fondations bretonnes naîtront la congrégation des Dames (aujourd'hui Sœurs) de la Retraite et, sur ce modèle, de nombreuses « maisons de retraites » jusqu'au XXᵉ siècle. Les centres spirituels d'aujourd'hui en sont les héritiers.
Les formes de retraite
Il n'existe pas de modèle unique. Voici les principales formes proposées en France, qui se combinent souvent.
- La retraite prêchée. Un prédicateur donne un ou deux enseignements par jour, que chacun prie ensuite personnellement. C'est la forme la plus accessible pour une première expérience.
- La retraite accompagnée individuellement. Pas ou peu d'enseignement collectif : chaque retraitant reçoit ses textes de prière et rencontre chaque jour un accompagnateur, une demi-heure environ. C'est la forme propre des Exercices ignatiens. Ignace demande de les adapter à chacun, à son âge, à sa culture, à ce qu'il peut porter (Ex 18).
- La retraite en silence. Le silence peut être complet (repas compris) ou partiel. Il est la règle dans la plupart des retraites ignatiennes de plus de trois jours.
- Le séjour en hôtellerie monastique. On partage la prière d'une communauté de moines ou de moniales, rythmée par la liturgie des heures (les offices chantés du matin au soir), sans programme imposé. Un frère ou une sœur hôtelier peut proposer un entretien.
- La retraite de discernement. Pour une décision : orientation, engagement, vocation, choix professionnel. Elle suppose un accompagnement personnel. Plusieurs centres proposent aussi des retraites « choix de vie » pour les jeunes adultes.
- Les retraites thématiques. Pour les couples, les fiancés, les familles, les jeunes, les personnes en deuil, séparées ou divorcées, celles qui prennent leur retraite professionnelle, ou autour d'un livre biblique, de l'écologie, de l'art.
- La retraite dans la vie courante (EVC). Ignace prévoyait qu'une personne très occupée puisse faire les Exercices sans quitter ses activités, en y consacrant chaque jour un temps de prière (Ex 19, la « dix-neuvième annotation »). En France, la formule a été relancée à partir de 1974 autour du jésuite Maurice Giuliani : une heure de prière quotidienne, un entretien régulier avec un accompagnateur, souvent des rencontres de groupe, sur plusieurs mois. On parle aussi d'« Exercices dans la vie ordinaire » (EVO).
- Les retraites en ligne. Pendant l'Avent et le Carême surtout, des parcours gratuits envoient chaque jour un texte, un audio ou une vidéo. En 2026, les dominicains proposent Carême dans la ville et Avent dans la ville (sur le site Prier dans la ville, où l'ancienne adresse de Retraite dans la ville renvoie désormais) ; Prie en Chemin, l'application des jésuites francophones, propose plusieurs retraites en ligne, dont Je serai avec toi, proposée avec le Secours Catholique pour le Carême 2026, et Prie en Chemin avec Ignace, dix jours inspirés des Exercices. Elles ne remplacent pas un vrai temps de retrait, mais sont une bonne porte d'entrée.
Les durées. Une journée ou une halte spirituelle ; un week-end ; trois, cinq ou six jours ; huit jours, format classique d'une retraite ignatienne annuelle ; trente jours environ pour les Exercices complets, qu'Ignace répartit en quatre « semaines » de longueur variable (Ex 4). Pour la démarche des Exercices elle-même, voir les Exercices spirituels et vivre les Exercices.
Comment choisir ?
Quelques questions simples aident à s'orienter.
- Qu'est-ce que je désire ? Me reposer auprès de Dieu, approfondir ma prière, relire une étape de vie, prendre une décision, traverser une épreuve ? Le désir compte plus que la formule : c'est lui qu'on présentera à l'accueil ou à l'accompagnateur.
- Quelle est mon expérience ? Pour une première fois, un week-end ou une retraite de trois à cinq jours, prêchée ou d'initiation, est souvent plus adapté qu'une retraite longue en silence complet. Les Exercices de trente jours supposent en général d'avoir déjà fait plusieurs retraites accompagnées.
- Silence ou non ? Le silence effraie souvent plus qu'il ne pèse. On peut commencer par une retraite où il n'est gardé qu'une partie de la journée.
- Accompagnement ou non ? Si vous portez une question importante, choisissez une retraite où un accompagnateur vous rencontre personnellement. Pour un temps de repos et de prière liturgique, l'hôtellerie monastique convient bien.
- Ma situation. Jeunes enfants, travail, santé, budget : une retraite dans la vie courante ou une retraite en ligne peut être le bon choix d'une saison.
Le coût. Il couvre l'hébergement, les repas et le fonctionnement du lieu ; l'accompagnement ou l'animation font souvent l'objet d'une participation distincte, indiquée comme un repère plutôt que comme un prix. Beaucoup de centres disent explicitement que l'argent ne doit pas être un obstacle. Manrèse, par exemple, écrit souhaiter « accueillir le plus grand nombre sans que le coût de la retraite ou de la session soit un obstacle », propose un tarif solidarité et remercie ceux qui peuvent donner davantage. Dans les monastères, on demande en général une libre contribution aux frais, que chacun évalue selon ses moyens. En cas de difficulté, le plus simple est de le dire dès l'inscription.
Une journée type
Les horaires varient d'un lieu à l'autre ; ceux-ci sont donnés à titre d'exemple.
Une retraite ignatienne accompagnée (cinq ou huit jours, en silence)
| Heure | |
|---|---|
| 7 h 30 | Premier temps de prière personnelle (environ une heure) |
| 8 h 30 | Petit-déjeuner en silence |
| 10 h | Deuxième temps de prière, puis relecture (quelques minutes pour noter ce qui s'est passé) |
| 11 h 30 | Entretien avec l'accompagnateur (une demi-heure) ou temps libre |
| 12 h 30 | Déjeuner en silence, parfois avec musique ou lecture |
| 14 h | Repos, marche |
| 16 h | Troisième temps de prière |
| 18 h | Eucharistie |
| 19 h 15 | Dîner |
| 21 h | Dernier temps de prière, plus bref, ou examen de la journée |
Le cœur de la journée, ce sont les temps de prière d'environ une heure, sur des textes donnés par l'accompagnateur. Ignace insiste pour qu'on les tienne entiers, et même qu'on les prolonge un peu quand on a envie de les écourter (Ex 12-13). Pour le déroulement d'un temps de prière, voir la page Prière ignatienne ; pour l'examen, L'examen ignatien.
Un séjour dans une hôtellerie monastique
| Heure | |
|---|---|
| Avant l'aube | Vigiles (office de nuit), facultatif pour les hôtes |
| 7 h | Laudes |
| Matinée | Messe conventuelle, lecture, prière personnelle, éventuellement un petit service (vaisselle, lits) |
| 12 h | Office du milieu du jour, puis déjeuner, souvent en silence avec lecture |
| Après-midi | Promenade, lecture, entretien possible avec le frère ou la sœur hôtelier |
| 18 h | Vêpres |
| 20 h 30 | Complies, puis grand silence jusqu'au matin |
Ici, pas d'accompagnement systématique : c'est la liturgie qui structure la journée. Beaucoup y pratiquent la lectio divina, la lecture priante de l'Écriture née dans les monastères.
Ce qu'on y vit, ce qu'on redoute
Chaque retraite est différente, mais quelques expériences reviennent souvent dans les témoignages des retraitants et les conseils des accompagnateurs.
Le silence. Les premières heures, il peut sembler lourd ; les pensées tournent, le téléphone manque. Il faut en général une journée ou deux pour « atterrir ». Le silence n'est pas une performance : c'est un espace. Beaucoup découvrent qu'il rapproche les retraitants plus qu'il ne les isole.
L'ennui et la fatigue. Il est fréquent de beaucoup dormir le premier jour. Ce n'est pas du temps perdu : le corps rattrape ce que la vie ordinaire lui a pris. Une marche, un temps dehors, un repas pris lentement font partie de la retraite.
Les émotions qui remontent. Dans le calme, des tristesses, des colères, des souvenirs oubliés peuvent refaire surface, parfois avec des larmes. Cela peut être le signe que quelque chose se dépose. Il ne s'agit ni de les chasser ni de s'y noyer, mais de les présenter à Dieu et d'en parler à l'accompagnateur. Si une souffrance ancienne ou très lourde se réveille, celui-ci peut conseiller de chercher, après la retraite, une aide adaptée (médecin, psychologue) : une retraite n'est pas une thérapie.
La peur de « ne rien ressentir ». C'est sans doute la crainte la plus répandue. Or la prière ne se mesure pas à l'intensité des émotions. Ignace appelle consolation ce qui fait grandir la foi, l'espérance et l'amour, et désolation ce qui les obscurcit (voir Consolation et désolation). Il prévient que la désolation fait partie du chemin et donne une consigne simple : en temps de désolation, ne pas revenir sur les décisions prises auparavant, et rester fidèle au temps de prière, voire l'intensifier (Ex 318-319). Une retraite « sèche » peut porter ses fruits plus tard.
Les scrupules. Certains retraitants se mettent à tout examiner avec inquiétude. Ignace a consacré quelques remarques à ce mouvement (Ex 345-351) : une pensée qui décourage et fait tourner en rond est à confier à l'accompagnateur plutôt qu'à ruminer seul.
La place de l'accompagnateur
Dans une retraite ignatienne, l'accompagnateur (prêtre, religieux, religieuse ou laïc formé) n'est ni un professeur ni un directeur de conscience. Son rôle, selon Ignace, est de proposer la matière de la prière, puis d'écouter ce que le retraitant a vécu, sans chercher à l'incliner vers un choix : il doit laisser le Créateur agir directement avec sa créature (Ex 15, en substance). Ignace ajoute qu'il est utile que l'accompagnateur soit informé des mouvements intérieurs du retraitant, de ses consolations et désolations, sans avoir à connaître ses péchés (Ex 17). Ignace lui-même a donné les Exercices alors qu'il était encore laïc : l'accompagnement par des laïcs formés, aujourd'hui fréquent, rejoint l'origine de cette tradition.
Concrètement, dans l'entretien, on raconte simplement sa prière : ce qui a touché, ce qui a résisté, ce qui a ennuyé. Il n'y a pas de bonne réponse à donner. Et si le courant ne passe pas, on peut le dire à l'équipe d'accueil.
Où aller en France ?
CapBiblique privilégie ici les lieux de tradition ignatienne et les monastères. D'autres communautés et mouvements proposent aussi des retraites ; ils ne sont pas présentés ici.
Les lieux ci-dessous ont été vérifiés en ligne en septembre 2026 (site actif, programme de retraites en cours). La liste n'est pas exhaustive ; l'annuaire complet des centres ignatiens, en France, en Belgique, au Luxembourg et en Suisse romande, se trouve dans la page Les maisons ignatiennes.
Les centres spirituels jésuites et ignatiens
- Manrèse à Clamart (Hauts-de-Seine), centre spirituel jésuite d'Île-de-France : retraites selon les Exercices d'un à trente jours, haltes spirituelles, retraites thématiques, sessions pour couples.
- Le Hautmont à Mouvaux, près de Lille : centre spirituel dont Mgr Gérard Defois, alors évêque de Lille, a confié la tutelle en 2000 à la Communauté de vie chrétienne (CVX) ; retraites ignatiennes, sessions pour couples et familles, écologie.
- Le Châtelard à Francheville, près de Lyon : Exercices individuellement accompagnés, retraites d'initiation, retraites de couples. Le centre reste ouvert pendant des travaux de rénovation commencés en février 2026 ; depuis septembre 2026, certaines propositions, surtout en semaine, ont lieu chez les Sœurs et Pères du Prado, à Limonest. Vérifiez le lieu au moment de l'inscription.
- Penboc'h à Arradon, au bord du golfe du Morbihan : centre spirituel jésuite du Grand-Ouest.
- Coteaux Païs à Toulouse : centre spirituel jésuite du Sud-Ouest, présent par des équipes locales dans les diocèses de Toulouse, Rodez, Montauban, Perpignan, Pau et Bayonne.
- Jésuites en Provence : depuis la fermeture du centre spirituel de La Baume-lès-Aix, à Aix-en-Provence (en 2016 ou en août 2017 selon les pages du site de Jésuites en Provence), les jésuites organisent retraites et haltes spirituelles dans différents lieux de Provence, sans maison d'accueil propre.
Pour une vue d'ensemble, l'annuaire des retraites de Prie en Chemin regroupe les propositions des centres de la famille ignatienne en France, en Belgique et en Suisse, avec des filtres par type de retraite, public et dates.
Les hôtelleries monastiques
La plupart des abbayes et monastères (bénédictins, cisterciens, carmels, clarisses…) accueillent des hôtes pour quelques jours en silence. La Fondation des monastères donne des repères pratiques (séjours d'un jour à une semaine, participation aux offices, petits services, libre contribution aux frais) et une carte des communautés. On contacte ensuite directement l'hôtellerie du monastère choisi.
Les réseaux diocésains et ignatiens
Chaque diocèse dispose de maisons d'accueil, de sanctuaires ou d'un service qui recense les retraites proposées sur son territoire : consultez le site de votre diocèse (rubrique « retraites » ou « se ressourcer »). Pour les 18-35 ans, le Réseau Magis, réseau ignatien de jeunes adultes, propose retraites et week-ends de discernement. La CVX permet aussi de trouver, près de chez soi, des personnes formées à l'accompagnement et des propositions de retraite dans la vie courante.
Avant de vous inscrire, lisez la présentation de la retraite (public, silence, accompagnement), vérifiez qui l'organise et n'hésitez pas à téléphoner à l'accueil : c'est l'usage.
Revenir de retraite
Le retour compte autant que le départ.
- Relire. Avant de partir, prenez un moment pour noter ce que vous avez reçu : une parole, une image, un désir, une question. Quelques semaines plus tard, relisez ces notes.
- Ne pas tout changer d'un coup. L'enthousiasme de la fin de retraite pousse parfois à de grandes résolutions. Mieux vaut en garder une seule, modeste et précise. Les décisions importantes se prennent dans la paix, avec le temps et, si possible, avec un accompagnateur.
- Garder une prière quotidienne. Même brève. L'examen ignatien, une dizaine de minutes le soir, est un moyen simple de prolonger la retraite dans la vie ordinaire. La prière des textes du jour, sur ce site ou avec Prie en Chemin, en est un autre.
- En parler. Avec l'accompagnateur si un suivi est possible, avec un proche, un groupe de partage, une équipe CVX (voir Prier ensemble). Ce qui est dit à quelqu'un s'enracine mieux.
- Prévoir la suivante. Beaucoup prennent l'habitude d'une retraite par an. Une petite retraite régulière vaut souvent mieux qu'une grande retraite isolée.
Et pour vous ?
Avez-vous déjà fait une retraite ? Si oui, que vous en reste-t-il aujourd'hui ? Sinon, qu'est-ce qui vous retient : le temps, l'argent, la peur du silence, la crainte de ne pas savoir prier ?
Vous pouvez commencer petit : une journée dans un monastère proche, un week-end d'initiation, une retraite en ligne pendant le prochain Avent. Ou, dès cette semaine, un temps de retrait chez vous, dans votre « pièce la plus retirée » : une heure, téléphone éteint, avec l'évangile du dimanche.
Et si le désir est là, confiez-le simplement : Seigneur, tu connais mon désir de te rejoindre à l'écart. Montre-moi le lieu et le moment, et donne-moi de ne pas avoir peur du silence.
Pour approfondir
- Annuaire des retraites — Prie en Chemin — les retraites des centres ignatiens de France, Belgique et Suisse, avec filtres.
- Les retraites en ligne — Prie en Chemin — parcours à vivre chez soi, pour le Carême, l'Avent ou toute l'année.
- Prier dans la ville — les propositions en ligne des dominicains, dont Avent dans la ville et Carême dans la ville (inscription gratuite).
- Fondation des monastères — Faire une retraite — repères pour un séjour en monastère et carte des communautés.
- Le développement des Exercices dans la vie courante — un article de la revue Christus sur l'histoire des EVC.
- Prières guidées — sur ce site, les émissions de Radio Grand Ciel, dont le parcours « la retraite en six étapes », pour vous initier chez vous.
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