Ce que l'on vit dans les Exercices
Sommaire
« […] tout est un don et une grâce de sa divine bonté. » — Exercices spirituels, n° 322 (trad. P. Jennesseaux)
Les Exercices spirituels de saint Ignace ne sont pas un livre à lire : ce sont des indications pour quelqu'un qui accompagne une retraite. Leur déroulement (quatre « semaines », méditations, contemplations, règles) est présenté dans la page Les Exercices spirituels. Cette page-ci regarde l'autre côté : ce que les retraitants vivent intérieurement au fil de ce chemin. Elle relie chaque fois cette expérience au texte d'Ignace, cité par son numéro, et à la tradition qui l'interprète, sans promettre d'effets : chacun le vit à sa manière, et ce qui est décrit ici n'est pas un programme à atteindre.
À propos des citations. Les passages entre guillemets viennent de la traduction française du P. Pierre Jennesseaux, jésuite (1847 ; édition de 1913, libre de droits et consultable en ligne). Les numéros (n° 23, n° 234…) suivent la numérotation d'usage, commune aux éditions modernes et au texte espagnol. Nous distinguons ce qui vient du texte d'Ignace, ce qui vient de ses commentateurs, et ce que rapportent couramment les accompagnateurs : quand la page dit « beaucoup de retraitants », il s'agit de cette expérience commune, non de témoignages individuels, et rien de ce qui est décrit ne constitue une norme.
Recevoir avant de faire
On arrive souvent en retraite avec l'envie de « bien faire » : prier beaucoup, se corriger, prendre de bonnes résolutions. Les Exercices déplacent d'abord cette attente. Ignace demande à celui qui les reçoit d'y entrer avec un grand courage et une grande libéralité envers son Créateur (annotation 5) ; mais l'essentiel, à ses yeux, est que le Créateur se communique lui-même à la personne (annotation 15). Celui qui accompagne doit s'effacer pour laisser agir Dieu. La retraite est d'abord un temps pour recevoir.
Le texte d'ouverture, le Principe et fondement (n° 23), commence ainsi : « L'homme est créé pour louer, honorer et servir Dieu, notre Seigneur ». Lu vite, il ressemble à un règlement. Beaucoup de commentateurs jésuites contemporains invitent à le lire d'abord comme une bonne nouvelle : avant tout ce que je fais, je suis voulu, créé, aimé, et toutes choses me sont données pour m'aider à vivre de cet amour. C'est une lecture de la tradition, pas une phrase d'Ignace, mais elle correspond à la façon dont le texte se termine : la Contemplation pour obtenir l'amour (n° 230-237) fait se souvenir de tous les bienfaits reçus, la création, la rédemption et les dons particuliers (n° 234).
Ce mouvement se retrouve dans chaque prière. Avant de méditer, Ignace fait demander une grâce : « demander à Dieu notre Seigneur ce que je veux et ce que je désire » (n° 48). La grâce se demande parce qu'elle ne se fabrique pas. Les règles du discernement le disent en toutes lettres : Dieu veut nous faire sentir qu'il ne dépend pas de nous de faire naître ou de garder la ferveur, mais que « tout est un don et une grâce de sa divine bonté » (n° 322). Prier, dans les Exercices, c'est d'abord se rendre disponible pour accueillir.
Désirer
Ce qui surprend beaucoup de débutants, c'est la place du désir. Ignace ne demande pas de faire taire ses désirs, mais de les dire : « ce que je veux et ce que je désire » (n° 48) revient, sous une forme ou une autre, au début de chaque exercice. Et la demande change avec le sujet : la honte devant son péché, la connaissance du Christ, la douleur avec lui dans la Passion, la joie avec lui ressuscité.
Au fil des jours, les retraitants découvrent souvent qu'il y a plusieurs couches de désirs : des désirs de surface (être tranquille, avoir raison, réussir sa retraite) et, plus bas, un désir profond, plus simple et plus vrai, qu'on n'osait pas toujours formuler. Les accompagnateurs aident à le repérer, car c'est souvent par lui que Dieu conduit. Apprendre à demander, c'est apprendre à se connaître.
La tradition ignatienne résume l'élan de ce désir par le mot latin magis, « davantage ». Le mot lui-même n'est pas une rubrique des Exercices, mais l'idée y revient sans cesse : choisir ce qui conduit « plus sûrement » à la fin pour laquelle nous sommes créés (n° 23), s'offrir pour le « plus grand service » du Christ (n° 98), chercher sa « plus grande gloire » (n° 180 et 183). Le magis n'est pas une course à la performance : c'est le désir d'aimer davantage, là où l'on est.
➜ Une prière guidée pour s'y exercer : La grâce (Sœur Michèle Marchant, Radio Grand Ciel).
La miséricorde
La première semaine des Exercices porte sur le péché. C'est souvent le moment que l'on redoute. Le texte est rude : Ignace fait demander « la honte et la confusion de moi-même » (n° 48) et parcourir sa vie année par année (n° 56). Pourtant, beaucoup de retraitants témoignent que cette semaine n'est pas vécue comme un tribunal, mais comme la découverte d'être pécheur et pardonné.
Le premier exercice culmine dans un colloque, « l'entretien d'un ami avec son ami » (n° 54), devant le Christ en croix (n° 53). On lui demande comment, étant Créateur, il en est venu à se faire homme et à mourir pour mes péchés ; puis, en se regardant soi-même, on se demande « ce que j'ai fait pour Jésus-Christ, ce que je fais pour Jésus-Christ, ce que je dois faire pour Jésus-Christ » (n° 53). La question n'est pas « combien ai-je péché ? », mais « qu'est-ce que je fais de cet amour ? ».
Le deuxième exercice va plus loin. Après avoir regardé ses péchés, le retraitant s'arrête sur le fait d'être encore en vie : c'est le « cri d'étonnement d'une âme profondément émue » (n° 60), qui se demande comment les créatures l'ont laissé en vie, comment les anges et les saints ont prié pour lui. Ignace termine par un colloque où l'on exalte la miséricorde de Dieu et où on lui rend grâce de nous avoir gardé la vie (n° 61). La honte du début débouche sur un étonnement reconnaissant. Ce passage d'une confusion à une gratitude est l'un des fruits que les accompagnateurs attendent de cette semaine, sans pouvoir le provoquer.
Deux conséquences reviennent souvent dans l'expérience :
- la miséricorde reçue rend miséricordieux : celui qui s'est su pardonné regarde autrement les fautes des autres ; Ignace met d'ailleurs en tête du livre une règle de bienveillance, qui demande d'être plus disposé à justifier une proposition du prochain qu'à la condamner (n° 22) ;
- le lien avec le sacrement de réconciliation : Ignace propose, sans l'imposer, une confession générale pendant la retraite et en énumère les avantages ; le moment qu'il juge le plus convenable est la fin de la première semaine (n° 44).
Se libérer
Ignace dit dès la première annotation à quoi servent les Exercices : disposer l'âme « à se défaire de toutes ses affections déréglées » pour chercher et trouver la volonté de Dieu dans sa vie (annotation 1 ; voir aussi n° 21). Une affection désordonnée (ou déréglée) n'est pas forcément un péché : c'est un attachement qui prend trop de place et décide à notre place — l'argent, la réputation, le confort, une image de soi, parfois même un projet généreux.
Le remède proposé s'appelle l'indifférence (n° 23). Le mot trompe : il ne s'agit pas d'apathie ni de froideur. Ignace décrit une liberté intérieure : ne pas vouloir, de notre côté, « plus la santé que la maladie, les richesses que la pauvreté », pour rester disponible à ce qui aide vraiment à vivre. L'indifférence n'efface pas les préférences ; elle les empêche de tout commander. Certains retraitants disent l'avoir vécue comme un soulagement : ne plus avoir à tout tenir.
Ignace propose un test de cette liberté, la méditation des Trois classes d'hommes (n° 149-157). Trois personnes ont gagné une grosse somme et voudraient s'en détacher pour trouver Dieu dans la paix (n° 150). La première remet toujours à plus tard (n° 153). La deuxième veut bien se détacher, à condition de garder la somme : elle voudrait amener Dieu à son désir (n° 154). La troisième ne décide rien d'avance et laisse le seul désir de mieux servir fixer son choix (n° 155). La plupart des retraitants se reconnaissent volontiers dans la deuxième. Et quand on sent une résistance, Ignace conseille de demander quand même, dans la prière, la liberté qu'on n'a pas encore (n° 157) : on n'est pas libre d'un coup, on demande à le devenir.
S'aligner, unifier sa vie
Le but des Exercices, dit leur sous-titre, est de régler sa vie sans se laisser déterminer par aucune affection désordonnée (n° 21). « Régler » veut dire ici ordonner : remettre chaque chose à sa place, pour que la vie tourne autour d'un centre.
Le moment où cela se joue s'appelle l'élection, c'est-à-dire le choix (n° 169-189). Pour certains, il s'agit d'un choix d'état de vie : mariage, sacerdoce, vie religieuse. Pour d'autres, déjà engagés, Ignace propose de réformer sa vie dans l'état où l'on est : sa manière d'habiter son foyer, son travail, son argent (n° 189). Dans les deux cas, la condition est la même : que « l'oeil de notre intention soit simple » et que l'on ne considère « qu'une seule chose », la fin pour laquelle on est créé (n° 169). Ignace remarque que beaucoup choisissent d'abord le moyen, puis se demandent comment y servir Dieu (n° 169).
Ce que les retraitants décrivent alors ressemble à un alignement : ce que l'on fait, ce que l'on dit et ce qui compte vraiment commencent à s'accorder ; la vie s'unifie. Ignace ajoute un avertissement sobre : on avance dans la vie spirituelle « à proportion qu'il se dépouillera de son amour-propre, de sa volonté propre, et de son propre intérêt » (n° 189).
Le signe qu'un choix va dans le bon sens est souvent une paix durable : Ignace compte parmi les formes de la consolation la joie intérieure qui tranquillise et pacifie l'âme (n° 316). Ignace demande d'offrir le choix à Dieu pour qu'il le confirme (n° 183). Mais cette paix ne se commande pas, et son absence n'est pas une preuve d'erreur : c'est une affaire à relire avec son accompagnateur.
Suivre le Christ
À partir de la deuxième semaine, la retraite devient une rencontre. L'exercice de l'appel du Roi (n° 91-98) imagine un roi humain qui appelle ses sujets à le suivre, puis transpose l'image au Christ : qui veut venir avec lui doit travailler avec lui et le suivre dans la peine pour le suivre aussi dans la gloire (n° 95). La grâce demandée est de ne pas être « sourd à son appel » (n° 91).
Puis, jour après jour, le retraitant contemple la vie de Jésus. Il y demande « la connaissance intime du Seigneur qui s'est fait homme pour moi, afin de l'aimer avec plus d'ardeur et de le suivre avec plus de fidélité » (n° 104). Connaître, aimer, suivre : c'est une connaissance du cœur, celle qu'on a d'un ami, plus que d'un personnage. Beaucoup de retraitants disent que Jésus leur est devenu proche, concret, parfois surprenant.
La méditation des Deux étendards (n° 136-148) met en regard deux logiques. D'un côté, celle qui conduit par la richesse à l'honneur, puis à l'orgueil ; de l'autre, celle du Christ, qui conduit par la pauvreté (d'abord spirituelle) au mépris accepté, puis à l'humilité (n° 142 et 146). Ce n'est pas une leçon de morale sur l'argent : c'est un regard lucide sur un mécanisme. On y apprend à repérer comment l'on glisse, souvent par de petites choses, de l'avoir au paraître puis au « je n'ai besoin de personne ». Et l'on demande, sans se forcer, la grâce d'être reçu sous l'étendard du Christ (n° 147).
Traverser la croix
La troisième semaine contemple la Passion. La grâce demandée n'est pas d'abord de comprendre, mais d'être avec : « la douleur avec Jésus-Christ dans la douleur » (n° 203). C'est le sens premier de la compassion.
Ce temps peut être aride. Certains retraitants disent ne rien ressentir, d'autres y portent leurs propres souffrances, leurs deuils, leurs peurs. Les Exercices ne demandent pas de fabriquer des émotions : ils invitent à rester là, comme on reste au chevet de quelqu'un. Beaucoup découvrent que leur souffrance n'est pas seule, qu'elle est rejointe. D'autres rencontrent des résistances : envie d'écourter, de passer vite à la résurrection. Les nommer à l'accompagnateur fait partie du chemin.
La joie
La quatrième semaine contemple le Christ ressuscité. Ignace fait demander « la grâce de ressentir une vive allégresse et une joie intense de la gloire et de la joie immense de Jésus-Christ » (n° 221). La joie demandée n'est pas d'abord la mienne : c'est se réjouir de la joie d'un autre.
Dans ces contemplations, Ignace fait regarder comment le Christ « exerce auprès des siens l'office de consolateur, le comparant à un ami qui console ses amis » (n° 224). Le Ressuscité ne vient pas en triomphateur, il vient consoler. La joie, ici encore, est une grâce : on la demande, on ne se l'impose pas.
Aimer et servir en tout
Les Exercices se terminent par la Contemplation pour obtenir l'amour (n° 230-237). Ignace pose deux remarques. D'abord, l'amour doit se mettre « dans les oeuvres bien plus que dans les paroles » (n° 230). Ensuite, l'amour consiste en un échange : celui qui aime donne ce qu'il a à celui qu'il aime, et réciproquement (n° 231). La composition de lieu place le retraitant devant Dieu, « sous les yeux des Anges et des Saints qui intercèdent pour moi » (n° 232) : on ne prie jamais seul (voir La communion des saints).
Après s'être souvenu de tout ce qu'il a reçu, le retraitant répond par une offrande, le Suscipe (n° 234), du premier mot de sa version latine. Dans la traduction courante en usage aujourd'hui, qui tutoie Dieu :
« Prends, Seigneur, et reçois toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté, tout ce que j'ai, tout ce que je possède. Tu me l'as donné, à toi, Seigneur, je le rends. » — Exercices spirituels, n° 234, version publiée par la Conférence des évêques de France
La prière se poursuit en remettant tout à Dieu, pour qu'il en dispose selon sa volonté, et s'achève en ne lui demandant que son amour et sa grâce, qui suffisent (le texte de Jennesseaux, au « vous », est en ligne). Remarquez l'ordre : on ne rend que ce que l'on a reçu. Le don de soi vient à la fin, pas au début.
Les points suivants font voir Dieu présent dans toutes les créatures (n° 235), travaillant pour moi en elles (n° 236), et tous les biens descendant d'en haut « comme les rayons émanent du soleil » (n° 237). De là vient la formule « trouver Dieu en toutes choses ». Elle n'est pas écrite telle quelle dans les Exercices : c'est une formule de la tradition ignatienne, qu'on rattache notamment aux Constitutions de la Compagnie de Jésus (n° 288), où Ignace demande que les jésuites en formation soient souvent exhortés à chercher Dieu en toutes choses. Elle dit bien ce que la dernière contemplation ouvre : une manière de vivre où la prière et l'action ne s'opposent plus.
Consolation et désolation, vécues de l'intérieur
La page Prière ignatienne explique ce que sont la consolation et la désolation. Ce qu'on en apprend en retraite, c'est ce que cela fait de les vivre.
La consolation (n° 316) n'est pas l'euphorie. Ignace y range l'amour qui s'enflamme, les larmes de regret ou de compassion, « toute augmentation d'espérance, de foi et de charité », et une joie qui tranquillise et pacifie. Beaucoup de retraitants la décrivent comme une paix discrète, ou comme un élan vers les autres.
La désolation (n° 317) est décrite avec une grande précision : ténèbres, trouble, pente vers les choses basses, défiance, une âme « triste, tiède, paresseuse, et comme séparée de son Créateur ». Se reconnaître dans ce portrait est souvent déjà un soulagement : ce qui arrive a un nom.
Ignace en tire des conseils pratiques, qui sont aussi une forme de sagesse :
- ne rien changer : en désolation, on ne revient pas sur ce qu'on avait décidé en paix (n° 318) ;
- agir contre : plutôt que de fuir, prolonger un peu la prière au-delà de l'heure prévue (annotation 13 ; n° 319). C'est ce que la tradition appelle agere contra, « agir contre » ;
- tenir le temps de prière : Ignace demande que l'on puisse se dire avoir consacré l'heure entière, « et plutôt plus que moins », parce que la tentation est d'abréger (annotation 12) ;
- se souvenir que le secours de Dieu demeure même quand on ne le sent pas (n° 320).
La désolation n'est pas un échec. Ignace y voit notamment une épreuve et une leçon (n° 322) : elle apprend que la ferveur est un don. Beaucoup de retraitants disent, après coup, que ces heures sèches ont compté.
Revenir à la vie ordinaire
La retraite finit, la vie reprend. Ce qui reste est rarement spectaculaire ; plus souvent, des habitudes de prière :
- la prière de fidélité : l'expression n'est pas un terme du texte (aucun numéro ne la définit), mais elle désigne une pratique qui en découle, la fidélité au rendez-vous de prière, quel que soit le goût qu'on y trouve. Elle s'appuie sur les annotations 12 et 13 et sur les règles du discernement (n° 318-319). On prie pour chercher Dieu, pas pour chercher sa consolation ;
- l'examen quotidien, ou prière d'alliance, qui relit la journée sous le regard de Dieu (voir L'examen ignatien) ;
- la relecture régulière de sa vie, parfois avec un accompagnateur, pour voir sur la durée par où Dieu conduit.
Beaucoup de retraitants disent que les fruits se voient des mois plus tard : un choix mûri, une relation apaisée, une manière plus libre de prier. Il n'y a là rien d'automatique.
Deux mises en garde reviennent chez les accompagnateurs. La fidélité n'est pas le volontarisme : elle porte sur le cadre (le temps, le lieu), tandis que la manière de prier peut s'adapter. Et il faut se méfier de la scrupulosité. Ignace consacre des règles aux scrupules (n° 345-351) : il décrit comment l'ennemi rend une âme délicate à l'extrême « pour la jeter plus facilement dans le trouble et l'abattre » (n° 349), et conseille alors de chercher un « sage milieu pour y demeurer entièrement en repos » (n° 350). Un bon critère : ce qui vient de Dieu relance, même quand c'est exigeant ; ce qui décourage et enferme dans le reproche n'en vient pas.
Et pour vous ?
Vous n'avez pas besoin d'être en retraite pour goûter quelque chose de ce chemin.
- Dix minutes pour demander. Asseyez-vous, prenez conscience que Dieu est là, puis demandez-vous simplement : qu'est-ce que je veux, qu'est-ce que je désire vraiment ? Dites-le-lui avec vos mots. Ne cherchez pas la bonne réponse : écoutez ce qui vient.
- Suivre un parcours guidé. Le parcours Pratiquer : la retraite en 6 étapes de Radio Grand Ciel fait vivre, de chez soi, les gestes d'une prière de retraite : savoir s'arrêter, accueillir, demander la grâce, écouter, dialoguer, remercier. Il se trouve parmi les prières guidées.
- Aller plus loin. Les Exercices se vivent accompagnés, en retraite fermée ou dans la vie ordinaire : voir Les Exercices spirituels et Retraites spirituelles.
Pour approfondir
- Exercices spirituels, trad. P. Jennesseaux — le texte intégral, numéroté, dans la traduction de 1847 (éd. 1913), libre de droits.
- L'expérience des Exercices spirituels dans la vie — extraits (revue Vie chrétienne, n° 499, mai 2004) du livre de Maurice Giuliani sj, fondateur de la revue Christus (Desclée de Brouwer / Bellarmin, coll. Christus ; 1re éd. 1990, éd. augmentée 2003), sur les Exercices vécus dans la vie ordinaire.
- Saint Ignace et la liberté — Dominique Salin sj, Christus n° 258 hors-série (mai 2018) : la liberté intérieure dans les Exercices (article réservé aux abonnés).
- Discernement et amour de Dieu. La « Contemplation pour atteindre l'amour » — Patrick C. Goujon sj, Christus n° 270 (2021) : une lecture de la dernière contemplation.
→ Prière ignatienne · L'examen ignatien · Les Exercices spirituels · Retraites spirituelles · La communion des saints · Prières guidées · Les maisons ignatiennes