L'Église en Afrique
Sommaire
« En ce sens, vous pouvez et vous devez avoir un christianisme africain. » — Paul VI, homélie de Kampala, 31 juillet 1969
L'Afrique n'est pas une « jeune » terre chrétienne : elle a donné à l'Église Augustin, Cyprien, Athanase et les premiers moines du désert. Mais c'est aussi le continent où le nombre de catholiques a le plus augmenté depuis un demi-siècle, au point d'égaler, voire de dépasser légèrement, l'Europe à la fin de 2024 (20,27 % des catholiques du monde contre 20,20 %, selon l'Annuaire statistique de l'Église). Cette page retrace cette histoire, avec ses grandeurs et ses pages sombres, donne les chiffres récents, présente les figures et les saints, et fait le point sur les débats et les défis actuels.
Une Église des premiers siècles
Égypte : Alexandrie et le désert
Selon une tradition rapportée par Eusèbe de Césarée, l'évangéliste Marc aurait fondé l'Église d'Alexandrie, qui devient très tôt un grand centre de la pensée chrétienne : Clément, Origène, puis les évêques Athanase (fêté le 2 mai), défenseur de la foi de Nicée, et Cyrille (27 juin), qui fit reconnaître Marie comme Mère de Dieu au concile d'Éphèse (431). L'Égypte voit aussi naître le monachisme : Antoine (17 janvier) au désert, Pachôme et les premières communautés de moines.
Après le concile de Chalcédoine (451), la plupart des chrétiens d'Égypte en refusent la définition : c'est l'origine de l'Église copte orthodoxe. Une petite Église copte catholique existe aussi (voir Les Églises catholiques orientales).
Éthiopie et Nubie
Les Actes des Apôtres racontent le baptême d'un haut fonctionnaire de la reine d'Éthiopie par le diacre Philippe (Ac 8, 26-40). Au IVᵉ siècle, Frumence, un chrétien de Tyr, est consacré évêque par Athanase et évangélise le royaume d'Aksoum, dont le roi Ezana se convertit. L'Église éthiopienne, rattachée au patriarcat copte jusqu'au XXᵉ siècle, garde une liturgie en guèze et un canon biblique propre ; des Églises catholiques éthiopienne et érythréenne en partagent le rite. En Nubie, des royaumes chrétiens ont duré du VIᵉ au XVᵉ siècle environ.
Afrique du Nord : l'Église des martyrs et des docteurs
L'Afrique romaine (Tunisie, Algérie actuelles) est la première Église à écrire la théologie en latin.
- Perpétue et Félicité (fêtées le 7 mars), une jeune mère de famille et son esclave, meurent dans l'amphithéâtre de Carthage en 203. Le récit de leur passion est en partie écrit par Perpétue elle-même.
- Cyprien (16 septembre, avec le pape Corneille), évêque de Carthage, est décapité en 258.
- Augustin (28 août), né à Thagaste en 354, évêque d'Hippone (aujourd'hui Annaba, en Algérie), meurt en 430 pendant le siège de la ville par les Vandales. Sa mère, Monique, est fêtée la veille, le 27 août. Voir Les Pères de l'Église.
Trois papes des premiers siècles venaient d'Afrique : Victor Iᵉʳ, Miltiade et Gélase Iᵉʳ. La conquête arabe du VIIᵉ siècle marque le début d'un long déclin : les communautés chrétiennes d'Afrique du Nord disparaissent presque entièrement au cours du Moyen Âge (voir Histoire de l'Église).
Le 14 avril 2026, Léon XIV, lui-même augustin, s'est rendu à Hippone, lors de la première visite d'un pape en Algérie, au début d'un voyage qui l'a conduit ensuite au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale.
Missions, esclavage, colonisation (XVᵉ-XXᵉ siècle)
Le temps des Portugais
Au XVᵉ siècle, l'Église arrive en Afrique subsaharienne avec les navigateurs portugais, le roi du Portugal ayant la charge des missions (padroado). Au royaume du Kongo, le roi Nzinga a Nkuwu est baptisé en 1491 ; son fils Afonso Iᵉʳ (Mvemba a Nzinga) fait du christianisme la religion du royaume, et l'un de ses fils, Henrique, est nommé évêque en 1518. En 1526, Afonso se plaint par lettre au roi du Portugal des ravages de la traite des esclaves dans son royaume.
C'est une page très lourde de cette histoire. Par les bulles Dum diversas (1452) et Romanus Pontifex (1455), le pape Nicolas V a autorisé le roi du Portugal à réduire en servitude perpétuelle les Sarrasins et les païens des terres conquises. La traite atlantique, qui a déporté plus de douze millions d'Africains selon les estimations des historiens, a été pratiquée par des nations chrétiennes ; des institutions religieuses ont possédé des esclaves, et les condamnations romaines ont longtemps visé la réduction injuste en esclavage plus que l'institution elle-même. Grégoire XVI condamne expressément la traite des Noirs en 1839 (In supremo apostolatus) ; Léon XIII soutient en 1888 la campagne antiesclavagiste du cardinal Lavigerie.
En 1992, sur l'île de Gorée, au Sénégal, Jean-Paul II a demandé pardon au ciel pour ce que des chrétiens ont fait subir aux Africains déportés. Benoît XVI, dans Africae munus (2011), évoque le souvenir douloureux des cicatrices laissées par l'esclavage et la colonisation (n° 9).
Le XIXᵉ siècle missionnaire
La grande vague missionnaire vient au XIXᵉ siècle, souvent de France : Anne-Marie Javouhey et les sœurs de Saint-Joseph de Cluny au Sénégal (1819), les Spiritains réorganisés par François Libermann (1848), la Société des Missions africaines de Lyon (1856), les Missionnaires d'Afrique, ou « Pères blancs », fondés par Lavigerie (1868), les missionnaires de Daniel Comboni en Afrique centrale.
Cette mission a coïncidé avec la conquête coloniale, et en a souvent profité. Au Congo de Léopold II, une convention de 1906 entre le Saint-Siège et l'État indépendant du Congo confie aux missions catholiques des terres et une grande part de l'enseignement, alors que le régime léopoldien est dénoncé pour ses violences. Des missionnaires ont méprisé les cultures locales ; d'autres ont défendu les populations, fixé par écrit des langues africaines, traduit la Bible, fondé écoles et dispensaires.
Au XXᵉ siècle, une page particulièrement douloureuse est le génocide des Tutsi au Rwanda (1994), pays très majoritairement chrétien : des prêtres et des religieuses ont été condamnés par la justice pour leur participation, tandis que d'autres ont été tués pour avoir protégé des victimes. Le 20 mars 2017, recevant le président Paul Kagame, le pape François a imploré le pardon de Dieu pour les péchés et les manquements de l'Église et de ses membres pendant le génocide.
Une forte croissance
Les chiffres
| 1978 | 2023 | Fin 2024 | |
|---|---|---|---|
| Catholiques en Afrique | 55 millions | 280,7 millions | plus de 288 millions |
| Part de la population africaine | 12,4 % | 19,8 % | 19,9 % |
| Part des catholiques du monde | environ 7 % | 19,9 % | 20,3 % |
Sources : pour 1978, L'Osservatore Romano (éd. hebdomadaire anglaise, 29 juin 2005) ; pour 2023, Agence Fides, « Les statistiques de l'Église catholique 2025 », d'après l'Annuarium Statisticum Ecclesiae (nombre de catholiques arrêté au 30 juin 2023, autres données au 31 décembre 2023) ; pour 2024, Annuarium Statisticum Ecclesiae 2024, présenté par Vatican News le 28 mars 2026.
Fin 2024, l'Afrique rejoignait l'Europe, qu'elle devançait d'une courte tête (20,27 % des catholiques du monde contre 20,20 %, selon le détail publié par L'Osservatore Romano le 28 mars 2026 ; parts arrondies à 20,3 % et 20,1 % dans la synthèse), et comptait près d'un tiers des baptêmes célébrés dans le monde (31,7 %).
Fin 2023, selon l'Agence Fides, l'Afrique comptait 55 110 prêtres (38 570 diocésains et 16 540 religieux), en hausse de 1 451 sur un an, alors que le nombre de prêtres baissait en Europe et en Amérique ; 770 évêques ; 34 924 grands séminaristes, plus d'un tiers des séminaristes du monde ; et 467 058 catéchistes, essentiels à la vie de l'Église africaine, où beaucoup de communautés ne voient un prêtre que quelques fois par an (Fides recense 71 198 « stations missionnaires » sans prêtre résident). En 2024, alors que le nombre de séminaristes a baissé de 2,7 % dans le monde, l'Afrique est le seul continent où il a augmenté (+2,25 %).
Il y a en moyenne environ 5 000 catholiques pour un prêtre en Afrique (fin 2023), contre environ 1 850 en Europe.
Pays clés
| Pays | Catholiques | Source |
|---|---|---|
| RD Congo | environ 55 millions, soit environ la moitié de la population | Annuarium Statisticum Ecclesiae 2023 (données 2023), cité par L'Osservatore Romano, avril 2025 |
| Nigeria | environ 35 millions | même source |
| Ouganda | 37,4 % de la population (environ 17 millions) | recensement national de 2024 (Uganda Bureau of Statistics) |
| Kenya | 20,6 % de la population | recensement national de 2019 (KNBS) |
| Cameroun | 8,3 millions, 28,9 % de la population | Office central de statistique de l'Église, données au 31 décembre 2024, publiées par le Bureau de presse du Saint-Siège le 9 avril 2026 |
| Angola | 20,3 millions, 57,8 % de la population | même source |
| Côte d'Ivoire | environ 18 % des Ivoiriens | recensement national (RGPH) de 2021 |
La RD Congo, pays d'Afrique qui compte le plus de catholiques et pays francophone qui en compte le plus au monde, s'appuie sur l'Église pour une grande partie de ses écoles et de ses centres de santé ; sa conférence épiscopale (CENCO) joue un rôle reconnu de médiation politique. Le Nigeria, partagé entre un Nord musulman et un Sud en grande partie chrétien, forme de nombreux séminaristes. En Ouganda, les catholiques sont la première confession, devant les anglicans. En Tanzanie, le premier président, Julius Nyerere, catholique, fait l'objet d'une cause de béatification. Au Cameroun, l'Église vit dans un pays touché par le conflit des régions anglophones et par Boko Haram dans l'Extrême-Nord. En Côte d'Ivoire, Jean-Paul II a consacré en 1990 la basilique de Yamoussoukro. Au Sénégal, très majoritairement musulman, les catholiques forment une petite minorité bien intégrée, qui se retrouve chaque Pentecôte au pèlerinage marial de Popenguine. À Madagascar, qui comptait un peu plus de 9 millions de catholiques fin 2022 (Conférence épiscopale de Madagascar, d'après l'Annuaire pontifical 2023), l'Église vénère la bienheureuse Victoire Rasoamanarivo (1848-1894), laïque qui soutint les communautés privées de missionnaires.
L'inculturation : un christianisme africain
À Kampala, en 1969, lors du premier voyage d'un pape en Afrique subsaharienne, Paul VI dit aux évêques : « Vous, Africains, vous êtes désormais vos propres missionnaires », et les encourage à une adaptation de la vie chrétienne dans les domaines pastoral, rituel, didactique et spirituel. La même année naît le SCEAM (Symposium des conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar).
Le fruit le plus connu est le Missel romain pour les diocèses du Zaïre, qu'on appelle couramment « rite zaïrois ». Porté par le cardinal Joseph Malula, archevêque de Kinshasa, expérimenté à partir de 1973, il a été approuvé par la Congrégation pour le culte divin le 30 avril 1988 : il s'agit d'un usage inculturé du rite romain, non d'un rite distinct. On y invoque les saints et les ancêtres au cœur droit, la procession d'entrée est dansée, le rite pénitentiel suit la liturgie de la Parole, l'assemblée participe par des acclamations et des chants. Le pape François a célébré la messe selon cet usage à Saint-Pierre, le 1ᵉʳ décembre 2019.
En théologie, le premier synode pour l'Afrique a retenu l'idée-force de l'Église Famille de Dieu, qui met l'accent, écrit Jean-Paul II, sur « l'attention à l'autre, la solidarité, la chaleur des relations, l'accueil, le dialogue et la confiance » (Ecclesia in Africa 63).
Figures et saints
- Les martyrs de l'Ouganda (3 juin) : entre 1885 et 1887, sous le roi Mwanga II, des pages de la cour et d'autres jeunes chrétiens, catholiques et anglicans, sont mis à mort pour leur foi et pour avoir refusé les avances du roi. Charles Lwanga, chef des pages, est brûlé vif à Namugongo le 3 juin 1886. Les 22 martyrs catholiques ont été canonisés par Paul VI en 1964 ; le pèlerinage de Namugongo rassemble chaque 3 juin de très nombreux pèlerins.
- Joséphine Bakhita (8 février) : née vers 1869 au Darfour, enlevée enfant et vendue plusieurs fois comme esclave, affranchie en Italie, elle devient religieuse canossienne et meurt à Schio en 1947. Canonisée en 2000, elle est la patronne du Soudan ; le 8 février est aussi la journée mondiale de prière contre la traite des êtres humains.
- Daniel Comboni (1831-1881) : missionnaire italien, vicaire apostolique d'Afrique centrale, mort à Khartoum ; son projet tenait en une formule, sauver l'Afrique par l'Afrique, en formant des chrétiens africains pour évangéliser leur continent. Canonisé en 2003, il est fêté le 10 octobre par les instituts qu'il a fondés.
- Bienheureux africains : Isidore Bakanja et Anuarite Nengapeta (RD Congo), Cyprian Michael Iwene Tansi (Nigeria), Benedict Daswa (Afrique du Sud) ; Floribert Bwana Chui, douanier de Goma tué en 2007 pour avoir refusé un pot-de-vin, béatifié le 15 juin 2025.
- En Algérie : saint Charles de Foucauld, tué à Tamanrasset en 1916 et canonisé en 2022 ; les dix-neuf martyrs d'Algérie, dont l'évêque d'Oran Pierre Claverie et les sept moines de Tibhirine, tués entre 1994 et 1996 et béatifiés à Oran le 8 décembre 2018.
- Cardinaux africains : le premier cardinal d'Afrique noire, le Tanzanien Laurean Rugambwa, a été créé en 1960 ; le Béninois Bernardin Gantin a été doyen du Collège cardinalice (1993-2002) ; le Guinéen Robert Sarah a été préfet de la Congrégation pour le culte divin (2014-2021) ; l'archevêque de Kinshasa, Fridolin Ambongo, préside le SCEAM depuis février 2023 (réélu en août 2025). Au conclave de mai 2025, l'Afrique comptait 18 cardinaux électeurs, dont 17 ont pris part au vote (le Kényan John Njue, malade, était absent).
Parmi les lieux de dévotion, Kibeho, au Rwanda, est un sanctuaire marial dont l'évêque du lieu a reconnu, le 29 juin 2001, les apparitions de la Vierge survenues à partir du 28 novembre 1981 à trois jeunes voyantes.
Deux synodes pour l'Afrique
- 1994 : première assemblée spéciale du synode des évêques pour l'Afrique, à Rome (10 avril-8 mai), pendant le génocide rwandais. Jean-Paul II en signe l'exhortation, Ecclesia in Africa, à Yaoundé le 14 septembre 1995.
- 2009 : deuxième assemblée (4-25 octobre), sur la réconciliation, la justice et la paix. Benoît XVI signe Africae munus à Ouidah, au Bénin, le 19 novembre 2011 ; il y voit dans l'âme de l'Afrique « le poumon spirituel pour une humanité qui semble en crise de foi et d'espérance » (n° 13, reprenant son homélie d'ouverture du synode, le 4 octobre 2009).
Défis d'aujourd'hui
La violence. Au Nigeria, dans les pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger), dans l'est de la RD Congo et au nord du Mozambique, des groupes armés, souvent djihadistes, attaquent villages, églises et communautés ; des prêtres et des religieuses sont enlevés, parfois tués. Le 5 juin 2022, jour de Pentecôte, une attaque contre l'église Saint-François-Xavier d'Owo, au Nigeria, a fait plusieurs dizaines de morts. Voir Les chrétiens persécutés.
Les pentecôtismes. Les Églises pentecôtistes et évangéliques, et les nombreuses Églises indépendantes africaines, connaissent une forte croissance ; selon le Bureau ougandais des statistiques (UBOS), la part des pentecôtistes est ainsi passée de 11,1 % de la population au recensement de 2014 à 14,7 % à celui de 2024. Elles attirent par leur prière expressive, la place donnée à la guérison, la proximité de petites communautés, parfois par une prédication de la prospérité ; l'Église catholique y répond notamment par les communautés ecclésiales de base et le Renouveau charismatique.
Le mariage et la polygamie. L'Église enseigne que la polygamie est contraire à l'égale dignité de l'homme et de la femme dans le mariage (CEC 1645 et 2387). Dans les régions où elle reste pratiquée, la question est aussi pastorale : le Catéchisme reconnaît le drame de celui qui, voulant devenir chrétien, devrait se séparer d'une ou plusieurs épouses, et lui demande d'honorer en justice ses obligations envers elles et envers leurs enfants (CEC 2387).
La réception de Fiducia supplicans. Le 11 janvier 2024, le cardinal Ambongo, au nom du SCEAM et en accord avec le pape François, a publié une synthèse des réponses des conférences épiscopales du continent : les évêques africains ne jugent pas approprié de bénir en Afrique des couples de même sexe, par crainte de la confusion et du scandale dans leur contexte culturel, tout en affirmant leur communion avec le pape. Voir Questions sensibles.
Les abus et l'autonomie. Comme ailleurs, l'Église en Afrique doit mettre en place les dispositifs de signalement et de protection des mineurs demandés par Rome depuis 2019 (Vos estis lux mundi). Beaucoup de diocèses restent financièrement dépendants des Églises d'Europe et d'Amérique.
Des prêtres africains en France
Le mouvement missionnaire s'est en partie inversé. Pie XII, par l'encyclique Fidei donum (1957), avait invité les diocèses d'Europe à prêter des prêtres à l'Afrique ; aujourd'hui, ce sont des diocèses africains qui envoient des prêtres en Europe. Selon la sociologue Corinne Valasik (Institut catholique de Paris, The Conversation, 21 septembre 2026), 1 354 prêtres venus d'Afrique exerçaient une mission pastorale en France en 2023, d'après les statistiques de l'Église ; ses propres recherches estiment que les prêtres venus de l'étranger représentent de 20 % à un tiers des prêtres en activité, soit 2 000 à 3 000 clercs. Beaucoup viennent pour quelques années, envoyés par leur évêque ; leur accueil et les besoins de leurs diocèses d'origine sont des questions débattues dans l'Église de France.
Et pour vous ?
- Prier avec les saints africains : les martyrs de l'Ouganda le 3 juin, Joséphine Bakhita le 8 février, en portant ce jour-là les victimes de la traite ; Augustin et Monique fin août.
- Rencontrer : beaucoup de diocèses ont des aumôneries africaines (congolaise, camerounaise, ivoirienne, malgache…) ; le service Mission et Migrations de la Conférence des évêques de France peut vous orienter. Si un prêtre africain sert votre paroisse, interrogez-le sur son Église d'origine.
- Soutenir : les Œuvres pontificales missionnaires (formation des séminaristes et des catéchistes), l'Aide à l'Église en détresse (Églises menacées) ; la Délégation catholique pour la coopération ou Fidesco pour partir en volontariat.
- Lire : Ecclesia in Africa et Africae munus, deux textes accessibles.
Pour approfondir
- Paul VI, homélie de Kampala (31 juillet 1969) — l'appel à un christianisme africain
- Jean-Paul II, Ecclesia in Africa (1995) — les conclusions du premier synode pour l'Afrique
- Benoît XVI, Africae munus (2011) — réconciliation, justice et paix
- Agence Fides, Les statistiques de l'Église catholique 2025 — les chiffres par continent, données fin 2023
- Vatican News, données de l'Annuario Pontificio 2026 (en anglais) — les chiffres 2024
- Voyage de Léon XIV en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale (avril 2026) — discours et homélies
- Corinne Valasik, « Voyages du pape Léon XIV : ce que les prêtres africains en France révèlent des reconfigurations du catholicisme », The Conversation, 21 septembre 2026
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